Eliminatoires de la Coupe du monde féminine 2023: une grosse frayeur mais pas d'impair pour les Bleues

L'équipe de France féminine de football s'est imposée en Slovénie mardi (2-3) pour le compte des qualifications de la Coupe du monde 2023.

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France Télévisions
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Marie-Antoinette Katoto, triple buteuse vendredi en Grèce. (PHILIPPE RENAULT / MAXPPP)

Cette fois, ce n'était pas une promenade de santé. Mais l'équipe de France s'en est sortie in extremis sur la pelouse de la Slovénie mardi (2-3) lors de la deuxième journée des qualifications de la Coupe du monde 2023. Quatre jours après avoir étrillé la Grèce (0-10), les joueuses de Corinne Diacre ont dû batailler ferme pour se sortir du piège slovène, grâce à deux coups de tête de la Parisienne Marie-Antoinette Katoto et un penalty d'Amel Majri à la 93e minute.

Les Françaises étaient pourtant prévenues. Si la Slovénie ne fait pas partie des grandes nations européennes, elle figure en bonne place parmi les sélections émergeantes, qui feraient volontiers du Mondial 2023 leur première participation à un évènement continental. Leur plan tactique a parfaitement perturbé les Tricolores, qui ont longtemps empilé les centres sans danger. Pire, elles se sont données un premier frisson quand Lara Prašnikar a conclu d'un subtil piqué le plan des joueuses locales : défendre en bloc pour mieux porter le danger en contre.

Deux penalties dans les dernières minutes et un grand soulagement

La Slovénie ne s'est pas pour autant contentée de verrouiller en attendant les erreurs françaises. Zver (26', 41', 84') ou Rogan (76') n'ont fait aucun complexe pour aller porter le danger sur le but de la gardienne de la Juventus Pauline Peyraud-Magnin. Les Bleues se seraient cassées les dents si Marie-Antoinette Katoto ne s'était pas élevée plus haut que la défense adverse à deux reprises (ses 14e et 15e buts en 19 sélections), sur un coup franc de Majri (28') puis à l'heure de jeu suite au bon travail de Sandy Baltimore, tout juste entrée en jeu. Aux commandes du match, elles n'ont pas pour autant su dicter leur loi et imposer leur contrôle sur les événements.

Les Bleues les ont plutôt subis et ont fini par se faire punir assez logiquement. La faute de Sakina Karchaoui n'avait pas de quoi déplacer des montagnes, mais suffisamment pour que l'arbitre Mme Riem Hussein n'offre le penalty de l'égalisation à la capitaine Mateja Zver, récompensée de ses efforts à la 88e minute. A 2-2, l'opération était franchement mauvaise, alors que l'équipe de France n'avait flanché récemment que contre l'épouvantail états-unien.

L'absence en défense de Wendie Renard, touchée lundi à l'entraînement et préservée, n'y était peut-être pas étrangère. Mais quand une cadre ne peut répondre présente, une autre prend le relais. Majri a forcé la décision avec un petit coup de pouce du destin, matérialisé par la faute de Rogan à l'entrée de la surface alors que le contrôle de l'attaquante lyonnaise semblait un peu long. La numéro 10 française n'a pas tremblé, les Bleues peuvent être soulagées. Mais cet avertissement sans frais n'est pas anodin. Il en dit long sur le fleuve tout sauf tranquille que va représenter la passation de pouvoir progressive à la nouvelle génération tricolore. Et au moins autant sur la méfiance qu'elle devra avoir de ses futures vis-à-vis, alors que pointe un autre match difficile à aborder face à l'Estonie le 22 octobre prochain.

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