Bleues : "Mon poste fait des jaloux", affirme Corinne Diacre

La place de sélectionneuse de l'équipe de France "fait des jaloux", a lancé l'occupante du poste, Corinne Diacre, ce jeudi. L'ancienne joueuse a promis de "rétablir (son) point de vue" à l'avenir après les remous ayant suivi la non-convocation de la capitaine Amandine Henry pour les matches d'octobre en qualifications à l'Euro 2022.
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France Télévisions
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Corinne Diacre convoque de nouvelles recrues pour les prochains matchs des Bleues lors des qualifications de l'Euro féminin. (CHRISTOPHE SAIDI/SIPA)

Plusieurs joueuses, notamment lyonnaises, n'ont pas caché leur étonnement à l'annonce de la non-convocation d'Amandine Henry. Que leur répondez-vous ?

Corinne Diacre : "J'ai entendu beaucoup de choses, je pense par contre que ce n'est pas le moment de m'entendre moi. Je ne suis pas quelqu'un qui se manifeste très régulièrement dans la presse. Mais ce moment viendra car il y a beaucoup de choses erronées, ou fausses. Il faudra que je rétablisse non pas quelques vérités mais mon point de vue. Mais aujourd'hui, ma priorité c'est le groupe, que celui-ci vive bien."

Avez-vous tout de même pu vous justifier auprès d'elles, malgré votre isolement pour Covid-19 ?

C.D : "Avoir une discussion avec les joueuses, c'était difficile dans ces conditions. Je préfère m'adresser au groupe physiquement, et pour cela il va falloir patienter. En revanche, je leur ai dit que mon métier était de sélectionner. Donc je sélectionne. A chaque fois il y a une pré-liste de plus de 40 joueuses, et je ne peux en sélectionner que 23 même si nous sommes 24 cette fois-ci. Je peux comprendre que certaines soient déçues de ne pas voir telle ou telle joueuse appelée, mais ces décisions m'appartiennent. Je respecte certains choix, certaines prises de parole, je pense qu'il serait bien de faire la même chose a mon égard. Je préfère attendre que le stage soit passé pour m'entretenir physiquement avec les joueuses qui se sont notamment exprimées. Mais il s'agit d'une minorité, et il est préférable de s'attarder sur le groupe France. Les débats hors-terrains n'ont pas lieu d'être, en tout cas aujourd'hui ce n'est pas le moment. Il vaut mieux se voir entre quatre yeux, pour ressentir les choses. Je suis très concentrée, mon staff aussi, et j'espère que mes joueuses le sont aussi, sur le match qui nous attend demain (vendredi contre la Macédoine du Nord à Orléans, 21h00)."

Le président de la Fédération française de football Noël Le Graët est venu porter un message d'unité auprès des joueuses mercredi. Etait-il nécessaire ?

C.D : "Le président de la Fédération, depuis le début, affiche haut et fort son soutien envers ma personne et surtout ma fonction. Il était important que certaines joueuses entendent cela. J'ai le soutien de la fédération, moi je travaille. J'ai des choix à faire, ils ne plaisent peut-être pas, d'autres feraient peut-être différemment. Mais ce rôle, il m'appartient. Je sais aussi que ma place est très convoitée, je le perçois à travers certains commentaires. J'ai un poste qui fait des jaloux, qui fait rêver. C'est de bonne guerre (sourires)."

Avec tous les remous ayant accompagné la sélection ces derniers mois, avez-vous songé un instant à tout arrêter ?"

C.R : "Ma seule présence ici doit répondre à cette question. Je ne me suis jamais posé cette question."

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