Mondial 2022 : malgré les tensions autour de la Copa America, le Brésil poursuit son sans-faute

Le Brésil a mis entre parenthèses les tensions autour de la Copa América en battant l'Equateur 2-0, vendredi à Porto Alegre.

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France Télévisions
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Neymar, buteur et passeur avec le Brésil lors d'un match comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 face à l'Équateur, le 4 juin 2021. (SILVIO AVILA / AFP)

Vendredi 4 juin, le Brésil s'est adjugé sa cinquième victoire en cinq matchs dans les qualifications pour le Mondial 2022 face à l'Équateur (2-0), à Porto Alegre. Un succès qui permet le temps d'un instant d'oublier les tensions autour de la Copa America, qui doit se tenir dans le pays du 13 juin au 10 juillet - un peu contre l'avis général.

Neymar brille, Richarlison aussi

Incapable de passer sur les ailes en première période, la Seleçao butait sur un bloc compact dans l'axe, avec un Neymar bien muselé. La star du PSG aurait pu trouver la faille sur coup de pied arrêté, mais Richarlison était trop court pour reprendre son coup franc (19e). "Ney" a aussi tenté sa chance d'une frappe lointaine (43e) et s'est fait une frayeur sur un choc avec Mendez dans les arrêts de jeu de la première période. Titulaire en équipe nationale pour la première fois depuis cinq ans, Gabigol, avant-centre de Flamengo, s'est vu refuser un but pour hors-jeu (41e).

Le match a basculé après la pause, sur un coup du sort. Tite se préparait à faire rentrer Gabriel Jesus à la place de Richarlison, mais a finalement préféré remplacer Fred, qui avait failli recevoir un deuxième carton jaune sur l'action précédente. Ce changement à vocation beaucoup plus offensive que prévu a totalement transfiguré la Seleçao. Deux minutes plus tard, c'est justement Richarlison, tout heureux de rester sur le terrain, qui a libéré le Brésil d'une frappe croisée du gauche, après un bon décalage de Neymar, sa quatrième passe décisive lors de ces qualifications.

Le numéro 10 a aussi inscrit son 65e but sous le maillot du Brésil sur penalty dans les arrêts de jeu. Il a dans un premier temps vu son tir mou arrêté par le gardien Dominguez. Mais l'arbitre, alerté par le VAR, a ensuite décidé de faire tirer de nouveau le penalty, car le portier équatorien s'était avancé avant la frappe du Brésilien. Et Neymar a réussi sa deuxième tentative.

La Seleçao poursuit son carton plein et caracole en tête du classement, avec 15 points, 4 de plus que l'Argentine, 13 buts marqués et seulement deux encaissés.

Vers un boycott de la compétition ?

La victoire fait du bien au moral de cette Seleçao qui vit une situation extrêmement tendue en dehors du terrain. L'annonce du choix du Brésil pour organiser la Copa América (13 juin - 10 juillet) au pied levé à la place de l'Argentine et de la Colombie a pris tout le monde de court, y compris les joueurs.

Selon les médias locaux, ils n'ont pas apprécié de l'apprendre dans la presse, et non pas de la part des dirigeants de la Confédération brésilienne de football (CBF), et certains envisageraient de boycotter la compétition. Le Brésil est le deuxième pays au monde le plus endeuillé par le Covid-19, avec plus de 470 000 morts et la menace d'une troisième vague dans les prochaines semaines.

"Nous ne pouvons pas aborder ce sujet aujourd'hui, mais nous voulons donner notre opinion parce que beaucoup de choses se sont passées"

Casemiro, le capitaine de la Seleçao

à TV Globo

"Tout le monde connaît notre position, elle est très claire", a déclaré le capitaine Casemiro, visiblement agacé par la situation au micro de TV Globo à l'issue de la rencontre. "Nous ne pouvons pas aborder ce sujet aujourd'hui, mais nous voulons donner notre opinion parce que beaucoup de choses se sont passées", a-t-il ajouté.

Le sélectionneur Tite avait tenu des propos similaires jeudi en conférence de presse et avait promis que le groupe s'exprimerait à ce sujet à l'issue des deux matchs de qualification. La Seleçao affrontera mardi le Paraguay à Asuncion.

Et les turbulences ne s'arrêtent pas là : vendredi, le site GloboEsporte a révélé que le président de la CBF, Rogério Caboclo, avait été l'objet d'une plainte pour harcèlement moral et sexuel d'une employée de la confédération.

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