Cet article date de plus de deux ans.

Coupe du monde 2018 : l'Allemagne débute par une défaite face au Mexique

Quel match ! La Coupe du monde nous a rappelé pourquoi elle était la plus belle des compétitions internationales. Dans un match d'une intensité rare depuis le début de ce Mondial 2018, l'Allemagne, championne du monde en titre, a débuté par une défaite 1-0 contre un Mexique hyper motivé. Seul buteur de son équipe, Lozano permet au Mexique de créer la sensation, car lors des 7 dernières éditions, l'Allemagne avait remporté tous ses matches d'ouverture. Il faut remonter à 1986, pour voir les Allemands buter sur leur premier adversaire (1-1 contre l'Uruguay).
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.

• Le match : 1-0

Dans une ambiance extraordinaire, l'Allemagne n'a jamais semblé en mesure de se sortir du piège tendu par les joueurs de Juan Carlos Osorio. Pendant quasiment une heure de jeu, les coéquipiers de Thomas Muller ont joué sans inspiration ou presque. Offensivement, la Mannchaft y était, mais le bloc haut des Allemands créait un déséquilibre permanent en défense. Malins, les Mexicains en profitaient pour se montrer dangereux à la moindre occasion de contre. Dès la première minute, Lozano sème la panique dans la cage de Manuel Neuer. Bien servi par Carlos Vela, le joueur du PSV Eindhoven déclenche une frappe renvoyée en corner par Boateng. Il n'en faudra pas plus pour pousser la Mannschaft à répliquer. Sur une passe en profondeur de Özil, Werner frappe du droit, mais la balle est trop croisée et passe juste à côté du cadre (3e). Une première action allemande, suivie quelques minutes plus tard par des frappes sans réussite de Kimmich (12e), Kroos (22e) et Werner (24e). Sans cesse mise en danger, la Mannschaft venait alors de laisser passer l'occasion de prendre l'ascendant.

Visiblement pas dérangé par l'épisode de l'orgie qui a perturbé sa préparation, le Mexique n’a pas laissé filer la sienne. Après des tentatives de Chicharito de la tête (13e et 24e), et de Layun (25e), Lozano finit par tromper la vigilance de Manuel Neuer. Sur un service de Chicharito, l'attaquant de 22 ans élimine Hummels d'un crochet et ajuste le portier allemand (1-0, 35e). Ni le coup franc magistral de Kroos (38e), ni les courses répétées de Werner ne changeront rien avant la la pause.

Pire, les changements tactiques opérés par Joachim Low dès le retour des vestiaires n’ont rien changé et seul Brandt, entré à la 86e minute à la place de Werner, a réussi à faire trembler le cœur des supporters mexicains avec un amour de reprise de volée (89e) qui a fini sur le poteau. Malgré 26 tirs dont 9 cadrés, 67% de possession et 588 passes en faveur de l’Allemagne, le Mexique a fait tomber le tenant du titre à la surprise générale. Notamment grâce à un gardien irréprochable et des contres éclairs. La "Verde" prend donc la tête du groupe F, en attendant le match entre la Suède et la Corée du Sud demain à 14 heures. 

• L'homme du match : Lozano, la pépite

Auteur de 17 buts en 29 matches avec son club du PSV Eindhoven cette saison, l'attaquant du Mexique a été dans tous les bons coups. Parfois comparé au Français Kingsley Coman pour sa capacité à attaquer les défenses balle au pied, le garçon est promis à un bel avenir. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter son sélectionneur Juan Carlos Osorio : "Sa vitesse et sa capacité à éliminer ses adversaires vont le porter très haut. Il a un vrai désir d’apprendre et de progresser. Je pense qu’il ira très loin. C’est déjà un très bon joueur qui a le potentiel pour être fabuleux. Et c’est aussi une très bonne personne."

• Le fait du match : l'historique entrée en jeu de Marquez

Entré en jeu à la 74e minute à la place de Guardado, le Mexicain Rafael Marquez est devenu le troisième joueur à disputer cinq Coupes du monde (2002, 2006, 2010, 2014 et 2018). Âgé de 39 ans, il rejoint son compatriote Antonio Carbajal (1950, 1954, 1958, 1962, 1966) et l'Allemand Lothar Matthäus (1982, 1986, 1990, 1994 et 1998).

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.