Liga : l’Atlético de Madrid, un favori au titre devant deux géants en reconstruction

A l'aube d'une nouvelle saison qui débute vendredi, l’Atlético de Madrid, champion en titre, apparaît comme le principal favori devant le Real Madrid et le FC Barcelone. 

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France Télévisions
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Antoine Griezmann (Barcelone), Karim Benzema (Real Madrid) et Luis Suarez (Atlético de Madrid).  (AFP)

Il souffle comme un vent de révolution en Espagne, et notamment du côté de Madrid. Son altesse Felipe VI ne risque rien, rasssurez-vous, mais deux institutions vivent des heures plus ou moins difficiles : le Real Madrid, en pleine transition, et le FC Barcelone, empêtré dans des galères économiques sans précédent. Déjà devancés par l’Atlético de Madrid la saison dernière - champion pour la onzième fois de son histoire -, les deux mastodontes de la péninsule ibérique inquiètent avant la reprise de la Liga en ce week-end du 15 août. Car le favori, une fois n’est pas coutume, c’est bien l’Atlético de Madrid de Diego Simeone.

Un Atlético entre stabilité, sérénité et nouveauté

Sacrés le 22 mai dernier, au soir de la 38e journée, les Colchoneros ont depuis passé un été tranquille, contrairement aux champions d’Italie et de France (l’Inter Milan et Lille, qui ont tous les deux perdu leur coach). Mais surtout, contrairement au Real Madrid et au FC Barcelone, les deux principaux prétendants habituels à la couronne d’Espagne. Club de tradition ouvrière, l’Atlético poursuit sa révolution, sans bousculer ses fondamentaux.

Sur le banc, le stratège argentin Diego Simeone entame sa dixième saison au club. Annoncé plusieurs fois sur le départ ces dernières années, "El Cholo" a prolongé son bail jusqu’en 2024 au début de l’été. Technicien hors pair, encore catalogué comme stratège défensif malgré le jeu déployé par ses hommes la saison passée, il a façonné son groupe à Madrid où il tient le club. Pendant l’été, il a en plus eu le luxe de conserver ses meilleurs éléments, à l’image de Luis Suarez, toujours aussi fringant à 34 ans, ou de la pépite portugaise Joao Félix, sans oublier le champion du monde 2018, Thomas Lemar.

Un groupe qui ne s’est pas affaibli pendant l’été, et qui a même été renforcé par deux arrivées déjà officialisées : la pépite brésilo-portugaise Marcos Paulo, et surtout le milieu de terrain argentin Rodrigo De Paul, tout juste auréolé d’une Copa America, et déniché pour 35 millions d’euros. Stabilité, confiance et une touche de nouveauté : tout semble donc réuni pour que l’Atlético réalise son premier doublé depuis 71 ans. Mais le club va devoir assumer ce statut inhabituel de principal favori, qu’il doit aussi aux passes difficiles traversées par ses rivaux.

La concurrence à l'arrêt

Pour l’autre club de la capitale, le Real Madrid, la situation n’est pas si grave, mais l’été a un drôle de goût pour les supporters Merengues. Zinédine Zidane a quitté le banc de touche, qui a vu le retour de Carlo Ancelotti, déjà passé par là entre 2013 et 2015 avec une dixième Ligue des champions pour le Real à la clé. Un choix prudent, mais étonnant. Côté renforts, les Madrilènes ont aussi accueilli, libre, l’Autrichien David Alaba, ce qui est une belle prise, alors qu'une offensive, attendue depuis bien longtemps, pour Kylian Mbappé, n'est pas à exclure dans les jours à venir. Mais en dehors de ça, les coéquipiers de Benzema ont surtout perdu leurs deux piliers défensifs : Raphaël Varane (il doit s'engager avec Manchester United très prochainement) et Sergio Ramos (PSG).

Le temps de la reconstruction est donc venu pour le Real, aux finances solides et qui a au moins l’avantage de ne pas être un champ de ruines comme le Barça après le départ de Lionel Messi. Miné par la crise économique, le club catalan a été obligé de laisser filer son diamant argentin, incapable de le payer sans enfreindre les règles de la Liga concernant la masse salariale des clubs.

Pour se renforcer, les Blaugranas ont dû se contenter de joueurs libres comme renforts (Erik Garcia, Sergio Agüero, Memphis Depay). Là encore, les socios catalans ne savent pas encore si ces trois recrues pourront être inscrites sur la liste de joueurs pouvant évoluer en Liga, toujours à cause des mêmes soucis financiers... Malgré tout, le Barça de Griezmann a encore les moyens d’aller jouer les premiers rôles pour l’an II de Ronald Koeman. Et si ni le Real, ni le Barça ne sont dans leurs standards, l’Atlético devra se méfier d’une flopée de seconds couteaux de plus en plus tranchants, que ce soit Villarreal (vainqueur de la dernière Ligue Europa), ou les deux clubs de Séville. La chasse est ouverte.

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