Escrime : Ysaora Thibus, suspendue provisoirement après un contrôle antidopage, assure avoir été "exposée par contamination"

La championne du monde de fleuret 2022 a expliqué mardi, dans un communiqué, vouloir prouver son innocence afin de pouvoir participer aux Jeux de Paris, dans cinq mois.
Article rédigé par Apolline Merle, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 1 min
Ysaora Thibus lors de la Coupe du monde de fleuret féminin lors du Mazars Challenge International Paris, au stade Coubertin, à Paris, le 13 janvier 2024. (KEMPINAIRE STEPHANE / AFP)

Ysaora Thibus tient sa ligne de défense. Suspendue provisoirement après un contrôle antidopage le 9 février dernier, la fleurettiste tricolore de 32 ans a expliqué dans un communiqué, publié mardi 20 février, "renoncer à l'analyse de l'échantillon B", "afin de resserrer au maximum le temps de cette procédure". Pour la championne du monde de fleuret 2022, l'enjeu est d'être blanchie d'ici cet été et les Jeux olympiques de Paris 2024, où elle fait partie des grandes favorites. "À 156 jours des Jeux olympiques, il est impératif que je puisse présenter ma défense dans le cadre d’une procédure accélérée visant à lever ma suspension pour me permettre d’y participer", explique-t-elle.

Ysaora Thibus a été suspendue provisoirement par la Fédération française d'escrime après que celle-ci a révélé des résultats anormaux à l'ostarine, lors d'un test antidopage, survenu le 14 janvier dernier. Ce produit est généralement utilisé pour augmenter la masse musculaire.

"Je ne remets pas en cause les résultats de l'analyse de l’échantillon A d’autant qu’il ressort des explorations menées par mon équipe que j’ai bien été exposée par contamination, malgré moi, pendant la période du contrôle. Pour autant, je nie toujours avec la plus grande fermeté m’être administrée la moindre substance dopante", écrit l'escrimeuse dans le communiqué.

"Mon équipe et moi avançons dans la bonne direction et nous avons d’ores et déjà pu identifier l’origine probable de cette contamination malgré ma vigilance et mes précautions au quotidien. C'est ce que nous nous efforcerons à démontrer à la Fédération Internationale d’Escrime et ainsi prouver mon innocence", poursuit celle qui "continue [sa] préparation avec détermination pour que [son] rêve de participer aux JO à la maison soit une réalité et que rien, surtout pas une injustice, puisse l’empêcher".

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