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Dopage : la suspension d'Ophélie Claude-Boxberger portée à quatre ans par le Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat a suspendu l'athlète, contrôlée positive à l'EPO en septembre 2019, pour deux ans supplémentaires. 

Article rédigé par franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
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Ophélie Claude-Boxberger voit sa suspension après un contrôle positif à l'EPO alourdie à 4 ans par le Conseil d'Etat. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Suspendue deux ans par la commission des sanctions de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD) en 2019, Ophélie Claude-Boxberger a vu, mardi 26 avril, sa sanction alourdie à quatre ans par le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative en France. Contrôlée positive à l'EPO en 2019, l'athlète a toujours réclamé la relaxe, tandis que la présidente de l'AFLD demandait que sa sanction soit portée à huit ans. 

Alors qu'elle avait repris la compétition à l'automne 2021, après deux ans de suspension, Ophélie Claude-Boxberger voit sa suspension prolongée de deux ans. L'athlète a pourtant toujours réclamé la relaxe, accusant son beau-père et soigneur, Alain Flaccus de lui avoir injecté du produit dopant contre son gré, mais la présidente du collège de l'AFLD a saisi le Conseil d'État pour contester cette interdiction limitée à deux ans et l'absence de sanction financière. Estimant que l'athlète s'était rendue coupable de falsification, elle réclamait même que la suspension d'Ophélie Claude-Boxberger soit portée à huit ans.

Le précédent Marion Sicot

Dans un communiqué, le Conseil d'Etat a justifié sa décision : "Pour ce litige similaire à celui opposant la présidente de l’AFLD à la cycliste Marion Sicot (dont la suspension pour dopage a également été portée à quatre ans en mars) et jugé en mars dernier, le Conseil d'État estime que ni la durée réduite à deux ans retenue par la commission des sanctions, ni la durée portée à huit ans demandée par la présidente de l’agence, ne sont justifiées au regard des éléments avancés par les parties. C’est pourquoi le Conseil d’État porte aujourd’hui à quatre ans la durée d'interdiction pour Ophélie Claude-Boxberger et modifie la décision de la commission des sanctions de l’AFLD".

Dans le clan Claude-Boxberger, l'incompréhension domine : "C’est un déni de justice, l’humain est bafoué. Pour appuyer sa justification, le Conseil d’Etat relève que l’AFLD a fait valoir une nouvelle expertise qui viendrait corroborer la thèse d’un dopage avéré, mais ces éléments sont fallacieux et s’appuient sur un pseudo contrôle positif aux championnats du monde de Doha en 2019, dont personne n’a jamais eu la preuve", rapporte Jean-Michel Serra, compagnon d'Ophélie Claude-Boxberger et ancien médecin fédéral. 

Claude-Boxberger "au fond du trou"

Selon lui, l'athlète, qui venait de reprendre la compétition, est abattue : "C'est une nouvelle qui l'a énormément bouleversée, elle est au fond du trou avec les idées les plus noires, ça remet tout en cause. Elle avait toujours en tête l'objectif de s'aligner sur le marathon de Paris 2024, mais avec la décision qui est rendue, elle ne pourra pas prendre part à des compétitions avant mai 2024 et les courses qualificatives seront sûrement déjà passées", affirme Jean-Michel Serra. 

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