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Dopage : un médecin britannique affirme qu'il a fourni des produits interdits prescrits à 150 sportifs

Dans ses déclarations filmées à son insu, Mark Bonar évoque des "clients secrets" dans de nombreux sports, révèle le "Sunday Times", sans toutefois livrer de noms.

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France Télévisions
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Un employé du laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) (FRANCK FIFE / AFP)

Cent cinquante sportifs de haut niveau ont-ils utilisé des produits interdits pour améliorer leurs performances ? C'est ce qu'avance le Sunday Times (en anglais), dimanche 3 avril, à partir des déclarations d'un médecin britannique. Des footballeurs de Premier League figurent parmi les athlètes concernés.

Mark Bonar, médecin âgé de 38 ans installé à Londres, fait l'objet de soupçons depuis deux ans, explique l'hebdomadaire britannique, qui a filmé ses confidences en caméra cachée. Le praticien évoque un réseau de "clients secrets", dont le nombre aurait grossi grâce au bouche-à-oreille. Des footballeurs d'Arsenal, Chelsea et Leicester City figurent notamment parmi les sportifs concernés. Mais Mark Bonar évoque également des cyclistes britanniques, des joueurs de tennis, un boxeur britannique, un joueur de cricket anglais, des champions martiaux...

"Je ne fais pas vraiment de publicité"

"Je ne fais pas vraiment de publicité... Je n'ai pas envie que les médias se penchent là-dessus, vous savez, et me tombent dessus", commente le médecin, toujours filmé à son insu. Au cours des six dernières années, écrit le Sunday Times, ce dernier a traité "plus de 150 sportifs britanniques et étrangers avec des substances interdites telles que l'EPO, des stéroïdes et de l'hormone de croissance, et l'amélioration des performances sportives a été phénoménale".

Prudence, toutefois, car le journal n'avance aucun nom de sportif. Par ailleurs, aucun élément matériel ne permet de recouper ces déclarations volées. Enfin, rien ne permet d'affirmer que les clubs concernés étaient au courant des liens éventuels entre Mark Bonar et certains de leurs joueurs. Toutefois, la gravité des faits présumés a entraîné une réaction rapide du gouvernement. "Choqué et très préoccupé", le ministre britannique des Sports, John Whittingdale, a réclamé l'ouverture d'une enquête indépendante.

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