De "l'emblème du rugby tricolore" à "l'homme tourmenté"... La presse française rend un hommage poignant à Christophe Dominici

Après la mort de Christophe Dominici, mardi, à seulement 48 ans, la presse française lui rend hommage. Entre émotion et choc, les médias de l'Hexagone saluent ce rugbyman qui restera pour toujours une légende du XV de France mais qui, en dehors des pelouses, était un homme tourmenté.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Christophe Dominici sous le maillot du Stade Français (PATRICK HERTZOG / AFP)

L'émotion est grande dans la presse française. Après l'annonce de la disparition de Christophe Dominici mardi, les médias lui ont rendu un vibrant hommage dans leur édition de ce mercredi. Comme si elle ne trouvait pas les mots, la une du journal L'Equipe est sobre. Une photo pleine page de l'ancien international français, portant le maillot Bleu, les yeux levés vers le ciel, chantant La Marseillaise et vide de titre. Le quotidien sportif lui consacre dix pages qui retracent sa vie, sa carrière sportive et celle, ensuite, en dehors des pelouses. "Il était le feu", écrit L'Equipe pour évoquer son parcours de sportif. Mais revient aussi sur sa douleur, qui ne l'a jamais quittée, celle de la mort de sa sœur dans un accident de voiture, alors qu'il était encore enfant. Un traumatisme dont il ne s'en remettra pas. 

Un fêlure dans la vie de cet "homme tourmenté" sur laquelle revient aussi Le Parisien. Loin des terrains, le Tricolore était aussi "un homme fragile", écrit le quotidien. "Raconter Christophe Dominici, c'est plonger dans une vie tourmentée, tricotée autour d'une fêlure dont il ne s'est jamais vraiment débarrassé". Une blessure qui remonte à l'enfance "qui l'a martyrisé au point de l'empêcher de goûter pleinement à ces morceaux de rêve qu'il offrait aux autres en l'attirant, à répétition, vers un côté sombre et volcanique", poursuit la plume du Parisien.

Le Courrier Picard revient également sur le parcours de vie du rugbyman. Christophe Dominici "a épousé la trajectoire sinueuse de sa vie, du sublime essai face aux All Blacks, jusqu'au désespoir le plus sombre, qui le hantait". Le quotidien reprend d'ailleurs une phrase de Dominici, qui en disait long sur sa personnalité tourmentée : "La vie est bien faite. Dans les drames que tu vis, quand tu décides d'aller chercher les choses, tu les atteins. Quand tu n'a plus envie d'aller les chercher, tu es fini".

"L'adieu au stade"

Var Matin lui consacre également sa Une, avec pour titre, seulement quelques mots d'adieu : "Au revoir Domi", tout comme La Provence, qui a elle le "cœur brisé", après l'annonce de son décès.

Enfin, Libération titre "l'adieu au stade" et rappelle que l'ancien international français avait marqué ses contemporains par son adresse et sa vélocité insolentes. Son essai face aux All Blacks en 1999, qui offre la victoire aux Tricolores, marqua plus que sa propre carrière, mais l'histoire tout entière du sport français. Il "restera comme un emblème du rugby tricolore passant à l'ère du professionnalisme à la charnière des XXe et XXIe siècle"

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.