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Amstel Gold Race : Alaphilippe, une déception et une incompréhension

Julian Alaphilippe, qui a vu la victoire lui échapper dans les derniers hectomètres de l'Amstel Gold Race, a reconnu être "déçu" mais a voulu se projeter vers les prochaines courses. Il s'est également expliqué sur le scénario de la fin de course, où son duo avec Jakob Fuglsang (Astana) s'est fait rattraper en raison d'une mauvaise information sur l'écart avec le groupe de contre.
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France Télévisions
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 (DAVID STOCKMAN / BELGA MAG)

Il s'était lui-même placé sur un plateau pour remporter la première classique du triptyque ardennais, l'Amstel Gold Race. Mais Julian Alaphilippe (Deceuninck- Quick Step), en tête de la course avec le Danois Jakob Fuglsang (Astana), a été débordé pour finir et a pris la quatrième place, derrière Mathieu van der Poel (Corendon-Circus) et la meute en contre revenue in extermis.

Un scénario de course haletant mais qui a logiquement posé question sur la stratégie adoptée par les deux hommes de devant, qui se sont regardés alors que les poursuivants étaient en train de revenir à toute vitesse. Dans leurs deux versions séparées mais identiques, les deux hommes ont plaidé une erreur de communication sur les écarts, croyant qu'ils disposaient d'une avance bien plus confortable.

Une mauvaise information sur les écarts

"Dans les trois derniers kilomètres, Fulglsang a arrêté de rouler et j'ai dû y aller seul, face au vent", a déclaré le vainqueur de Milan-Sanremo."Je pensais que l'écart était assez grand pour qu'on arrive ensemble", a ajouté Alaphilippe. "Mais le groupe est arrivé de l'arrière très vite et nous a rattrapé"

Il a avoué "ne pas avoir trop compris" ce qui s'était passé, avec le retour tardif du groupe de poursuite mené par le futur vainqueur, le Néerlandais Mathieu van der Poel. "Je suis un peu déçu bien sûr", a conclu le chef de file de l'équipe Deceunick. "Mais je ne suis pas derrière. J'ai hâte d'être aux prochaines courses". 

Une version confirmée par le Danois, qui s'est arrêté de rouler dans les derniers hectomètres afin de jouer la gagne avec le Français. Et forcément surpris de se faire avaler par le groupe de contre. "Nous avons fait une erreur tactique, parce que nous n'avons pas reçu les bonnes informations sur les écarts. Mais je suis heureux d'avoir obtenu un podium."

"Une course souvent bizarre"

Pour Valentin Madouas (Groupama-FDJ), 8e et surprenant deuxième Français, "c'est une course qui se passe souvent bizarrement, avec des coups qui partent de loin et un gros marquage entre les favoris. Il fallait saisir sa chance. J'ai attaqué sur un moment de flottement.. Mais Van der Poel est rentré et on a récupéré les coureurs qui étaient devant. Au sprint, van der Poel était intouchable." 

Bien parti avec le groupe de contre qui est rentré de justesse sous l'impulsion du Néerlandais, Madouas confirme ses dispositions sur les classiques, malgré un manque d'expérience logique dans un final stratégique. "Je me suis placé devant un peu trop tôt, aux 800 mètres, et je me suis fait déborder puis enfermer. Ce sont des sprints qui se jouent à la fraîcheur, les plus forts sont devant. Je pouvais faire dans les 5 ou 6 mais le podium était inaccessible." 

Le prochain acte est programmé mercredi, dans la Flèche Wallonne, une course qu'il a remportée l'an passé. Le final des classiques ardennaises est prévu dimanche prochain à Liège-Bastogne-Liège, la Doyenne des classiques. 

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