Tour de France 2021 : Gaudu, Latour, Martin, Rolland, quatre Français au pied des Alpes

Focus sur quatre grimpeurs français à l’amorce du massif alpin, samedi.

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France Télévisions
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Pierre Latour (Total Energies) est très en vue sur ce 108e Tour de France. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le peloton du Tour de France arrive au pied des Alpes, samedi 3 juillet, avec la 8e étape entre Oyonnax et Le Grand-Bornand. Le terrain de jeu de prédilection d’un quatuor français affamé : David Gaudu, Pierre Latour, Guillaume Martin et Pierre Rolland. Entre vue sur le classement général et obsession de la victoire d’étape, les objectifs divergent.

David Gaudu, un oeil sur le général

Héritier du leadership de Thibaut Pinot chez Groupama-FDJ, David Gaudu vit son premier Tour de France avec de telles responsabilités. A 24 ans, le coureur breton, ancien lieutenant du Franc-Comtois, est passé au travers des pièges d’une première semaine intense. Après avoir limité la casse dans le chrono de Laval et suivi Pogacar au Creusot, il est dans les clous pour viser un top 10 final. Dix-neuvième du classement général à 6’10’’ de Mathieu van der Poel, Gaudu pointe à 2’27’’du Slovène, étalon des favoris et épouvantail annoncé de la course. A l’approche de la montagne, les objectifs n’ont pas changé. "J’ai envie de bien faire, a confirmé Gaudu. On court bien avec l’équipe depuis le départ et j’espère que ça va continuer. Aujourd’hui (hier), on a vu que des favoris ont accusé un petit peu le coup. Il faudra voir si c’était une journée sans ou si c’est de la fatigue accumulée."

Guillaume Martin, tout faire pour en gagner une

Après avoir joué le général quatre ans de suite avec une 11e place en 2020, Guillaume Martin a changé son fusil d’épaule. Le parcours du 108e Tour de France a été une révélation pour le Normand. Ses chances de briller, réduites par le kilométrage élevé des contre-la-montre et le faible nombre d’arrivées au sommet, Martin s’est mis en tête d’aller chercher une victoire d’étape. Ça tombe bien, Cofidis attend de voir un de ses coureurs lever les bras sur le Tour depuis 2008. Un succès enlèverait une belle épine du pied à l’équipe de Cédric Vasseur. Sauf qu’on ne se transforme pas en tueur d’étape aussi facilement après avoir passé plusieurs saisons à jouer placé. Vainqueur de la première édition du Mercan’Tour Classic Alpes-Maritimes, le grimpeur a retrouvé en mai le goût du succès mais le niveau n’était pas le même que sur la Grande Boucle. L’étape du Grand-Bornand, que Martin a reconnu début juin et qu'il aborde en 30e position au général (à 8'31 du maillot jaune), sera une bonne occasion de tenter sa chance. "Les sensations sont plutôt bonnes avant les étapes alpestres, a assuré Martin. C’est mon terrain de jeu donc je vais me battre."

Pierre Latour, l’électron libre

La roue tourne enfin du bon côté. C’est un retour en grâce pour l’ancien grand espoir d’AG2R. Malgré le départ de Romain Bardet pour DSM cet hiver, Pierre Latour a lui aussi fait ses valises plutôt que de reprendre le leadership de l’Auvergnat dans son équipe de formation. Et après deux années de galère, le revoilà qui brille sous le maillot de Total Energies. Malgré une mauvaise chute en début de saison, ce spécialiste des courses par étapes voit sa forme monter de jour en jour et s’est même offert un petit coup de bluff devant le peloton des favoris dans le final du Creusot. Repris après quelques kilomètres, Latour confirme son crédo : "Si les jambes sont bonnes, je tente…", avouant son "plaisir de retrouver un bon coup de pédale" sur ce Tour.  Le coureur de Jean-René Bernaudeau continue de "prendre les étapes au jour le jour" mais il n’y a pas des raisons que ça ne paye pas rapidement même si sa 9e place au classement général (à 5'03" de Van der Poel) pourrait l’empêcher de manœuvrer à sa guise.

Pierre Rolland, une étape sinon rien

Le goût d’un succès sur le Tour de France, Pierre Rolland connaît. Et pas n’importe où : au sommet de l’Alpe d’Huez en 2011 et à La Toussuire l’année suivante. A 34 ans, le grimpeur de B&B Hôtels P/B KTM n’a pas l’intention de déposer les armes alors qu’on arrive dans les Alpes. Il sera à nouveau la meilleure chance de son équipe qui évolue en Continental Pro, la 2e division du cyclisme, en compagnie d'Alpecin-Fenix. Quand on est invité sur le Tour, gagner est presque l’assurance de revenir l’année suivante. Cet enjeu, Rolland (40e du général à 12'12) en est bien conscient. Au chaud dans le peloton vendredi, le coureur de Gien sera à l’affût même si "c’est dur de dire si le jour le plus opportun sera samedi ou dimanche. Ça va dépendre de plein de choses, de qui contrôle, de qui veut reprendre du temps. C’est sûr qu’il y a un beau week-end qui arrive." Surtout s’il y a des maillots vert et noir à l’avant.

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