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Tour de France 2018 – Bardet et AG2R-La Mondiale résignés

La 19e étape du Tour de France a permis à Romain Bardet de gagner une place au classement général. Il est désormais 7e, bien loin de son objectif initial de podium, voire mieux. Et sa tentative d'empocher cette étape s'est évanouie face au départ de Roglic (Lotto-Jumbo NL), vainqueur à Laruns. Le coureur français, encore offensif et entreprenant, ne montera donc pas une troisième année de suite sur le podium de la Grande Boucle aux Champs-Elysées. Une déception.
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France Télévisions
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Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) (JEFF PACHOUD / AFP)

« Je ne sais pas ce qu’il aurait fallu faire de plus sur ce Tour. On s’est battu. Ca n’a juste pas voulu sourire. » La moue de Romain Bardet en dit autant que ses paroles. Encore une fois, le leader de la formation AG2R-La Mondiale a tenté de s’extirper du peloton maillot-jaune en montagne.

Dans l’ascension du Tourmalet, il est parti. « C’était la seule stratégie. J’étais loin au général, je n’allais pas attendre. Ca faisaiti plusieurs étapes qu’il n’y avait aucune ouverture. Avec un col aussi difficile que le Tourmalet, c’était le moment ou jamais pour partir à l’assaut et engager les grandes manœuvres. C’était pas loin de fonctionner. »

"Je passe encore à côté"

Mais comme à chaque fois dans ce Tour 2018, il n’a pas pu aller au bout. « Cette fois, mes jambes ont bien répondu. Je pensais vraiment à la victoire d’étape dans le final. Je passe encore à côté. Je pariais sur un sprint mais quand on perd 15m sur quelqu’un comme Roglic, c’est impossible de rentrer. » A la fin de cette journée, après deux années de suite sur le podium sur les Champs-Elysées, Romain Bardet sait qu’il n’y sera pas. « On n’a pas grand-chose à se reprocher…  Ca fait plaisir d’être un peu à l’avant de la course et d’avoir pu enfin être un acteur. »

Vincent Lavenu, le manageur de l’équipe, faisait contre mauvaise fortune bon cœur : « Ca a été la plus belle étape du Tour, car il y a eu énormément de rebondissements, de batailles. Mais il n’y a rien à regretter dans le sens où il a tout donné. Il faut accepter. Le résultat n’est pas celui escompté au départ, mais l’attitude des coureurs a été extraordinaire, exemplaire. C’est ce qu’on va retenir. » Les abandons très précoces de Villermoz et Domont, puis celui de Gallopin n'ont pas aidé le collectif savoyard à lutter face à l'armada Sky, et aux autres.

De notre envoyé spécial

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