Paris-Roubaix : les conséquences du report de la course en octobre

La mythique course cycliste Paris-Roubaix, qui devait débuter le 11 avril prochain, a été reportée au mois d'octobre. Météo, état de forme des coureurs et fin de saison chargée, quelles sont les conséquences de ce report de cette 118e édition ?
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France Télévisions
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Les cyclistes lors de la 117e édition du Paris-Roubaix, le 14 avril 2019. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

• Une météo qui peut tout changer

Courir au printemps et courir en automne sont deux choses totalement différentes. La pluie peut avoir une vraie incidence sur la course et la rendre beaucoup moins animée. En effet, s'ils doivent rouler dans la boue, les cyclistes prendront leurs précautions pour éviter les chutes. Habitués à des pavés généralement secs, ils devront probablement composer cette fois-ci avec l'humidité. "Le parcours sera complètement différent puisque la vitesse sera plus faible, il faudra être adroit sur les pavés", explique François Doulcier, président des Amis de Paris-Roubaix. Quant à l'impact des ramassages de betteraves, il se veut rassurant en précisant : "On est quand même assez tôt dans la saison pour éviter d’avoir trop de terre sur le pavage."

• Vers une redistribution des cartes ? 

Le report de l'Enfer du Nord au mois d'octobre pourrait inverser les tendances et créer de belles surprises. Certains coureurs peuvent être plus performants en fin de saison qu'au début, mais l'inverse est également possible. "Ça va changer l’état de forme car les coureurs avaient une cohérence dans le calendrier cycliste", prévient François Doulcier. "Les classiques flandriennes sont au printemps qu’elles soient en Belgique ou en France. La plus belle d’entre elles, qui est Paris-Roubaix, étant décalée en octobre, ça rebrasse toutes les cartes", ajoute-t-il.

•  Plus de sacrifices pour les coureurs

Ils s'étaient préparés pour disputer la course dans dix jours précisément. Finalement, les cyclistes engagés dans ce Paris-Roubaix prendront le départ en octobre. Un changement qui aura un impact. Ils s'étaient préparés pour rouler en avril, ils devront le faire en octobre, avec une nouvelle préparation adéquat pour les pavés du Nord. "Ça va être très compliqué pour les coureurs car ils devront à nouveau faire des sacrifices pour être prêts en temps voulu. J’ai une pensée pour eux ainsi que leurs équipes et leurs familles, parce que je mesure les sacrifices qu’ils font et qu'ils ont fait pour qu’au final ce soit à nouveau décalé," se désole Doulcier , qui ressent de "la tristesse, de l'incompréhension et une très forte déception."

"Ils arrivent à organiser des choses que nous, nous n'arrivons pas"

Selon le président des Amis de Roubaix "c’est anormal que les courses n'aient pas lieu en France". "Elles ont lieu en Belgique tout simplement parce qu’avec un contexte sanitaire aussi alarmant que le notre, les courses se déroulent à huis clos. Ca veut dire qu’il n’y a pas personne au départ, personne à l’arrivée, personne sur les secteurs intéressants et stratégiques. Ils arrivent à organiser des choses que nous, nous n'arrivons pas et c'est bien dommage", conclut-il.

• Une fin de saison chargée

Paris-Roubaix se tiendra donc à partir du 3 octobre soit une semaine après les Championnats du monde à Louvain (Belgique) qui se termineront le 26 septembre. Si le calendrier n'est pas perturbée comme l'année passée par la pandémie, l'Enfer du Nord se tiendra donc à la fin d'une saison intense, à un moment où les organismes seront fatigués, peut-être moins pour ceux qui auront fait des Mondiaux un de leurs objectifs. Mais pourront-ils enchaîner deux échéances majeures coup sur coup ? Six jours après, ce sera le Tour de Lombardie (9 octobre). 

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