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Les cyclistes du Tour vivent plus longtemps

L'information peut paraitre surprenante mais elle est très sérieuse : les cyclistes du Tour de France vivent en moyenne six ans de plus que la population française. C'est la conclusion d'une étude qui a été menée par différents organismes dont l'INSERM et l'Université Paris Descartes. Elle porte sur les 786 cyclistes français engagés sur le Tour de France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Eric Gaillard Reuters)

L'étude est
présentée ce mardi au congrès de la Société européenne de cardiologie à
Amsterdam. Et elle bouscule quelques idées reçues. Selon ses résultats, les
cyclistes du Tour de France vivent plus longtemps que le reste de la population
française.

Les chercheurs ont
analysé les causes de mortalités de ces 786 cyclistes français qui ont
participé au Tour après la seconde guerre mondiale. Au 1er septembre 2012, 208
étaient décédés. Près des deux tiers en raison de cancers ou de maladies
cardio-vasculaires.

Prédisposition génétique et meilleure hygiène de vie 

En comparant la
mortalité de ces cyclistes à la population générale, l'étude montre qu'elle est
globalement plus faible de 41 %. Cette réduction de mortalité a une conséquence
: une augmentation de leur durée de vie un peu supérieure à six ans par rapport
à "monsieur tout le monde".

Reste à savoir
pourquoi ? Plusieurs pistes sont avancées : une prédisposition génétique. C'est
vrai aussi qu'ils continuent à avoir une activité physique même après leur
retraite sportive. Important aussi : très peu d'anciens cyclistes fument. Bien
sur les effets potentiels du dopage ont été analysés : ni les amphétamines, ni
les stéroïdes anabolisants, ni l'EPO, ni l'hormone de croissance ne semblent
réduire la longévité de ces athlètes.

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