L'UCI nie avoir autorisé le cycliste Chris Froome à "se doper"

Selon "Le Journal du Dimanche", l'Union cycliste internationale (UCI) a accordé au cycliste britannique une autorisation pour l'utilisation de corticoïde.

Le cycliste Chris Froome, le 11 juin 2014 à Gap (Hautes-Alpes) lors du Critérium du Dauphiné.
Le cycliste Chris Froome, le 11 juin 2014 à Gap (Hautes-Alpes) lors du Critérium du Dauphiné. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'UCI a-t-elle autorisé Chris Froome à se doper ? L'Union cycliste internationale (UCI) est accusée dimanche 15 juin par Le Journal du Dimanche d'avoir aidé le Britannique Chris Froome en l'autorisant à avoir recours à un corticoïde pour se soigner, fin avril, et remporter le Tour de Romandie.

Selon le journal, le vainqueur du Tour de France, qui souffrait d'un refroidissement, a bénéficié d'une AUT (autorisation à usage thérapeutique) validée par le directeur médical de l'UCI pour utiliser par voie orale une dose conséquente de prednisolone (40 mg par jour).

L'Agence mondiale antidopage enquête

Le Dr Gérard Guillaume, cité par le Journal du Dimanche en tant qu'expert, relève que "selon le règlement, les corticoïdes par voie orale sont interdits en compétition, que si un sportif présente un état de santé nécessitant l'usage d'un tel traitement, c'est en théorie qu'il n'est évidemment pas capable de prendre le départ, et qu'enfin l'octroi d'une AUT ne peut être étudié que par un groupe d'experts."

La demande d'AUT a été formulée par le médecin de Sky, le Dr Alan Farrell, et "validée par le seul directeur médical de l'UCI", le Suisse Mario Zorzoli, souligne le journal français en ajoutant que "le département médical de l'AMA (Agence mondiale antidopage) s'est saisi du dossier".

L'UCI réplique

Mise en cause, l'Union cycliste internationale (UCI), a rejeté tout favoritisme envers le Britannique, dans un communiqué publié dimanche après-midi. L'UCI a répliqué que l'AUT a été accordée à Froome "en conformité avec les règlements de l'UCI et les directives relatives de l'AMA (Agence mondiale antidopage)".

Cette AUT a été accordée "pour une utilisation orale de glucocorticoïdes", "sur la base des antécédents médicaux détaillés du coureur" et "pour une période limitée, selon la procédure habituelle", selon l'UCI. "Tout coureur présentant les mêmes symptômes que Christopher Froome aurait reçu une AUT similaire", a insisté la fédération internationale.