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Tour de France 2018 : Julian Alaphilippe sur une pente ascendante

Brillant Julian Alaphilippe sur la première étape alpestre. Plus mature, Le puncheur de Quick-Step se révèle être aussi un grimpeur de talent.
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France Télévisions
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On l’attendait tout en haut mais pas forcément aussi haut. Le rendez-vous avait été pris juste quelques mètres au-dessus du niveau de la mer, à Quimper puis à Mûr-de-Bretagne où ses qualités de puncheur en faisaient l’un des favoris. Avec Peter Sagan puis Dan Martin, il avait trouvé ses maîtres au sommet des bosses bretonnes. Point d’étape ni de maillot jaune. Le rendez-vous était seulement décalé de quelques jours sur d’autres pentes moins acueillantes. Dans le sillage d’autres maillots bleus, le coureur de la Quick-Step a défilé de manière impériale sur la première étape alpestre de ce Tour de France. « J’avais imaginé m’échapper mais le faire tout seul pendant je ne sais combien de kilomètres, c’était risqué », reconnaît Alaphilippe.

Bon de sortie venu de l'enfer

Largué dans l'étape de Roubaix, le fer de lance de l’équipe belge a eu son bon de sortie sans problème. Merci les pavés... Dans un groupe de qualité mais trop nombreux (18), il fallait sortir du lot une deuxième fois. Ce serait à la pédale dans la montée vers le plateau des Glières. Alors qu’on imaginait David Gaudu s’envoler sur son terrain de prédilection, c’est Rein Taaramäe qui tentait de partir en solo. Seul Alaphilippe parvenait à revenir sur l’Estonien. Avant de le lâcher en costaud. « J’ai essayé de gérer mon tempo, raconte-t-il. J’ai bien grimacé dans la Colombière. Heureusement qu’il y a eu quelques kilomètres de descente jusqu’à la ligne, ça m’a permis de réaliser que c’était bon. J’ai profité. C’est un moment rare. » Un instant chargé d'émotions.

J'ai réussi à bien me canaliser

A 26 ans, Alaphilippe s’installe progressivement dans le haut du panier mondial. Au printemps, il accrochait La Flèche Wallonne à son palmarès en dominant le patron des Ardennaises Alejandro Valverde. Sa réussite sur le Tour était programmé. « Je progresse, assure Alaphilippe. Je suis sur la bonne voie. J’ai du caractère, un tempérament un peu actif. Garder le contrôle de ses émotions, ça a toujours été un peu difficile pour moi. Aujourd’hui, j’ai réussi à bien me canaliser et faire les efforts au bon moment. J’ai eu la sensation de bien gérer mes sensations. Il y a deux ans, j’aurais peut-être attaqué trop tôt. »

Objectif maillot à pois ?

Ce premier objectif rempli avec la manière, Alaphilippe peut désormais viser plus haut sur ce Tour avec la défense de son maillot à pois obtenu au terme de son épopée jusqu'au Grand-Bornand. « Mon grand objectif était de gagner sur le Tour. Le maillot à pois n’était pas prévu à mon programme, avance-t-il. Un maillot distinctif ça se respecte et comme j’était bien, je suis allé faire les sprints. De là à l'avoir jusqu’à Paris, c’est une autre histoire. » La nouvelle performance de Greg Van Avermaet, toujours en jaune ce soir, montre que l’habit donne parfois des ailes.

De notre envoyé spécial

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