Cyclisme : Tadej Pogacar remporte le Tour de Lombardie, son deuxième Monument

Le Slovène de 23 ans s'est imposé dans un sprint à deux face à Fausto Masnada. Julian Alaphilippe termine 6e. 

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France Télévisions
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Le Slovène Tadej Pogacar s'impose devant Fausto Masnada sur le Tour de Lombardie, samedi 9 octobre à Bergame.  (MARCO BERTORELLO / AFP)

Tadej Pogacar termine l'année 2021 sur un nouveau coup d'éclat. Le Slovène, vainqueur de son deuxième Tour de France en juillet, s'est offert un Monument pour conclure sa saison. Le leader d'UAE Emirates a remporté le Tour de Lombardie, samedi 9 octobre, devant l'Italien Fausto Masnada (Deceuninck Quick-Step). Un deuxième Monument pour Pogacar, 23 ans, déjà vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, en avril. Julian Alaphilippe termine 6e, juste devant David Gaudu (Groupama-FDJ) et Romain Bardet (Team DSM).

Sur la longue route vers Bergame, une échappée s'est rapidement formée, avec dix coureurs dont le Français Thomas Champion (Cofidis). Un nombre trop faible pour espérer résister au retour des favoris. Sans paniquer, le peloton a géré son retard, le réduisant progressivement au fil des ascensions. Pour finalement avaler les derniers résistants à 56 kilomètres de Bergame.

Plusieurs attaques... puis Pogacar

Dans le peloton, justement, les hostilités ont démarré un peu plus tôt. À 85 kilomètres de l'arrivée, dans l'ascension du Berbenno. Un groupe de cinq coureurs, dont George Bennett (Jumbo-Visma) et Pavel Sivakov (Ineos-Grenadier), a tenté une première envolée, pour seulement quelques kilomètres. Le Franco-Russe a retenté sa chance dans la Dossena, cette fois avec Romain Bardet dans la roue, mais sans plus de succès.

Restait alors le Passo di Ganda et ses 7% de moyenne sur 9 kilomètres pour faire la différence, à 39 kilomètres de l'arrivée. Le rythme imprimé par Tiesj Benoot (Team DSM), pour son coéquipier Bardet, a aminci le peloton. Mais ce bon travail préparatoire a finalement profité à Tadej Pogacar, parti en solitaire à cinq kilomètres du sommet. En retrait depuis sa troisième place aux Jeux de Tokyo, fin juillet, le Slovène a rappelé que, dans un bon jour, il décide de tout, et seul.

Le double vainqueur du Tour de France a profité de la descente, et de l'attentisme de ses poursuivants, pour prendre jusqu'à 45 secondes d'avance. Julian Alaphilippe a tenté de répondre, avant de rentrer dans le rang et d'envoyer son second, Fausto Masnada, à la poursuite de Pogacar. Un moyen de pression, certes risqué, sur les sept autres favoris, condamnés à rouler pour éviter de voir le final se jouer à deux, et sans eux.

Masnada y a cru

Libéré de son rôle d'équipier, Masnada a fondu sur Pogacar, pour finalement le rattraper en bas de l'ultime descente, à 15 kilomètres de la lignée d'arrivée. L'Italien, avec Alaphilippe à une quarantaine de secondes, n'a évidemment pas collaboré avec le Slovène, le laissant ouvrir la route vers Bergame. La seule solution pour espérer surprendre Pogacar, supérieur sur le papier.

Le Slovène a tenté de décrocher son inattendu adversaire dans la dernière difficulté, un court mur à trois kilomètres de l'arrivée. Masnada a tenu bon, assez pour s'offrir un sprint final dans sa ville natale, dans ces rues qu'il a tant parcourues. Mais même le soutien du public n'a pu combler le fossé entre l'Italien et le prodige Tadej Pogacar. Deux Monuments et le Tour de France, un nouvel exploit historique à seulement 23 ans. Et probablement pas le dernier. 

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