J -1 avant le Tour de France 2011

Trois semaines pour couvrir 3430 kilomètres et 21 étapes, voilà ce qui attend les 22 équipes qui participent au Tour de France édition 2011. Départ demain samedi pour 191,5 kilomètres en Vendée.

(Radio France © letoufr.)

La France de l'ouest au sud, du sud à l'est avant de finir à Paris, c'est ce qui attend les coureurs du Tour de France 2011. Parmi les difficultés cette année, 23 cols ou arrivées classées en deuxième, première voire même hors catégorie.
_ Christian Prudhomme, l'architecte de la Grande Boucle, a
opté pour des changements radicaux, avant que la vérité ne sorte des grands cols alpestres qui fêtent cette année leur centenaire cycliste.

Le premier acte fort se situe dès demain, avec une étape en ligne. Elle tient la place d'un prologue, inamovible premier rendez-vous du Tour depuis 1967, hormis en 2008 quand les coureurs s'étaient élancés de Brest.
Il y a trois ans, les coureurs s'étaient disputé le premier maillot jaune au sommet de la côte de Cadoudal à Plumelec. Cette fois, ils le feront au Mont des Alouettes, point culminant de la Vendée et spécialement aménagé pour accueillir toute l'infrastructure du Tour.

Le prologue oublié, le contre-la-montre par équipes, intermittent du spectacle parfois sans emploi en juillet, fera son apparition dimanche aux Essarts, sur un circuit plat et une distance (23 km) qui ne seront pas de nature à creuser des écarts et laisser une équipe occuper durablement les premières places du classement général.
_ Ainsi, dans une parfaite alternance de disciplines, un sprint massif est attendu à Redon lundi, puis de nouveau une arrivée en côte à Mur de Bretagne, Christian Prudhomme s'attachant à trouver des pitons rocheux capables d'éviter la sempiternelle série de sprints massifs.

La traversée de la Bretagne s'achèvera le 6 juillet dans le
sanctuaire du Cap Fréhel battu par le vent, avant une descente
classique vers les Pyrénées et une incursion de trois jours en
Auvergne.

Noces de diamant

Sans le mesurer, le Tour fêtera ses noces de diamant avec le Massif Central, les organisateurs Jacques Goddet et Felix Lévitan ayant, le 12 juillet 1951, pour la première fois depuis la création du Tour, délaissé les rivages et les frontières pour se rendre en Auvergne.
Les coureurs de 2011 y trouveront des terrains d'attaque, des cols rudes et capables de faire mal, sur la route de Super Besse où sera définitivement englouti le souvenir d'une victoire d'étape du terrible Ricardo Ricco en 2008, puis sur celle de Saint-Flour avant une journée de repos bucolique.
La traversée des Pyrénées sera assez traditionnelle avec deux arrivées en altitude à Luz Ardiden puis au Plateau de Beille mais proposant entre les deux une arrivée à Lourdes, qui n'a pas vu un coureur lever les bras depuis Gino Bartali en 1948.
Il restera un sprint massif à Montpellier, avant une seconde journée de repos, et dès lors le Tour n'aura de cesse de lever les yeux vers les sommets.
Et plus précisément vers les Alpes, dont on fêtera dignement
le centenaire cycliste avec les ascensions de Montgenèvre et de Sestrière sur la route de Pinerolo le 20 juillet, une arrivée au
sommet du Galibier par son versant sud, en étant passé par les
cols d'Agnel, le toit du Tour à 2.745 mètres d'altitude, et d'Izoard le 21 juillet.
_ De nouveau le Galibier, par son autre versant et avec ses sept derniers kilomètres terribles, à partir de Plan Lachat, avant une arrivée au sommet de l'Alpe d'Huez.
Un menu qui pourrait s'avérer suffisant pour désigner le vainqueur du Tour. A moins qu'il ne faille attendre le seul contre-la-montre individuel de cette édition, la veille de l'arrivée à Paris autour de Grenoble (42,5 km). Avec Christian Prudhomme, décidément, les Alpes sont aux portes de Paris.