Grand Prix E3 : le coup de maître de Kasper Asgreen qui a assommé ses adversaires

Deux jours après Brugge-La Panne déjà remporté par Sam Bennett (Deceuninck-Quick Step), un autre coureur de l'équipe belge s'est imposé sur le Grand Prix E3, vendredi 26 mars : Kasper Asgreen. Le champion du Danemark a réalisé une impressionnante démonstration de force pour s'imposer en solitaire devant son coéquipier Florian Sénéchal et Mathieu van der Poel.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Kasper Asgreen sur le Grand Prix E3. (DIRK WAEM / BELGA MAG)

Vous le sentez, vous aussi, ce doux parfum des classiques flandriennes qui s'enchaînent tous les deux jours ? Ce bruit des pneus qui claquent sur les monts pavés caractéristiques, pour nous emmener tranquillement jusqu'au Tour des Flandres (dimanche 4 avril) avant, peut-être, une conclusion sur Paris-Roubaix, toujours en sursis ? Et ces formats de course décousus qui font le sel des classiques belges ?

A la fin, c'est Deceuninck-Quick Step qui gagne

Placé entre Brugge-De Panne et Gent-Wevelgem, le retour du Grand Prix E3 annulé l'année passée n'a pas dérogé à la règle puisqu'à la fin c'est Deceuninck-Quick Step qui gagne. Trois ans après la victoire de Niki Terpstra, deux ans après celle de Zdenek Stybar, c'est le Danois Kasper Asgreen qui a littéralement assommé la concurrence ce vendredi 26 mars en s'imposant en solitaire, une trentaine de secondes devant son coéquipier Florian Sénéchal et Mathieu Van der Poel (Alpecin-Fenix). "C'était une course difficile. On avait une superbe équipe et c'est un travail collectif incroyable", réagissait le vainqueur du jour.

Le Danois n’est pas inconnu des courses d’un jour. Déjà deuxième du Tour des Flandres en 2019 et vainqueur de Kuurne-Bruxelles-Kuurne la saison dernière, Asgreen a ajouté un nouveau joli trophée à son palmarès, à moins de dix jours du Ronde. Il a été dans tous les bons coups, quand la course s’est décantée sur une attaque de son équipier français Florian Sénéchal sur les pentes du Taaienberg. Il restait alors 80 kilomètres et les favoris dont Wout Van Aert (Jumbo-Visma) et Mathieu Van der Poel s’étaient déjà extirpés du peloton à la force des cuisses avant le premier pétard d’Asgreen.

Près de cinquante kilomètres en solitaire

A 66 kilomètres du terme, le gros rouleur, sixième des mondiaux contre-la-montre 2020, partait en effet dans une entreprise solitaire tenant tous les leaders en respect. Le coup était parfait pour la Deceuninck-Quick Step qui se payait le luxe d’avoir trois autres coureurs dans le groupe des poursuivants : Florian Sénéchal, Zdenek Stybar et Yves Lampaert. Tout ce beau monde était encore de la partie quand Mathieu Van der Poel a contré une offensive de son pire ennemi Wout Van Aert sur le Paterberg à 20 kilomètres du terme.

Le raid de Kasper Asgreen semblait voué à l’échec, de fait il l’était puisqu’il a été repris à douze kilomètres de l’arrivée par un groupe composé de Van der Poel, Oliver Naesen (AG2R-Citroën), Greg Van Avermaet (AG2R-Citroën), Dylan Van Baarle (Ineos Grenadiers) et surtout ses coéquipiers Florian Sénéchal et Zdenek Stybar. Le premier des deux, doté d’une belle pointe de vitesse, faisait alors figure de concurrent sérieux face à l’ogre Van der Poel tandis que Van Aert était relégué un peu plus loin.

C’est alors que Kasper Asgreen a relancé une attaque tonitruante à moins de cinq kilomètres de la ligne, profitant d’un terre-plein central pour n’emmener personne dans son sillage. "Je savais que je devais y être mais je ne pouvais pas y être", regrettait Oliver Naesen, finalement 4e. Le groupe de poursuivants se regardait, laissant le champ libre à Kasper Asgreen pour sa septième victoire professionnelle. Florian Sénéchal réglait ensuite les poursuivants au sprint devant Mathieu Van der Poel. La revanche est déjà prévue dès dimanche 28 sur les routes de Gent-Wevelgem sans le Néerlandais qui devrait faire l'impasse.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Cyclisme

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.