Covid-19 : mineurs, courses, tournois, spectateurs... Ce qui change pour le sport en France à partir du 19 mai

Le sport reprend un nouveau souffle avec l’évolution des mesures sanitaires mercredi.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Les spectateurs bientôt de retour dans les stades et salles de sport. (NICOLAS TUCAT / AFP)

La réouverture progressive du sport prend un nouveau virage mercredi 19 mai. Les nouvelles mesures sanitaires vont permettre aux mineurs de pratiquer leur activité favorite sans contrainte. Pour les adultes, même de manière limitée, c’est le grand retour des courses en extérieur. Le public va lui aussi revenir en petit nombre dans les stades et salles de sport.

Le retour du sport en intérieur pour les mineurs

Hormis aux horaires du couvre-feu, c’est un retour à la normale pour les jeunes sportifs amateurs classés parmi les publics prioritaires. Depuis le 3 mai, la pratique sportive n’était autorisée qu’en extérieur et sans contact. Ce verrou a sauté. Les séances de gym, de basket, de rugby ou de judo avec son club, ce sera désormais possible sans contrainte, en extérieur comme en intérieur mais toujours dans le respect des protocoles sanitaires mis en place par les clubs.

Le retour des courses en extérieur

Cela fait plusieurs mois que les coureurs à pied et cyclistes piaffent d’impatience sur le bitume. Dès le 19 mai, ils pourront de nouveau en découdre …à condition de ne pas dépasser une jauge de 50 participants en simultané ou par épreuve. Plusieurs organisateurs, qui avaient anticipé des épreuves à 100 ou 200, vont devoir réduire les effectifs ou multiplier les courses pour contenter tout le monde. Une contrainte passagère puisque dès le 9 juin, les compétitions amateur pourront atteindre les 500 participants. Le masque sera, lui, de rigueur jusqu’au départ et immédiatement après l’arrivée. "C’est un faux départ", regrette Claude Lacherest, président de la commission régionale des courses hors stade en Ile-de-France dans les colonnes du Parisien. "Il faut des autorisations préfectorales. Il faut aussi bloquer des routes. Faire tout ça pour 50 coureurs, cela me semble compliqué."

Le retour des tournois de foot

Sevrés de compétition depuis l’automne, les footballeurs en herbe pourront rechausser les crampons le temps d’un tournoi printanier, grande tradition des fins de saison. Dans un premier temps, seuls les mineurs pourront se défouler sur un terrain, dans la limite de 50 participants dans l’espace public et sans limite sur un équipement extérieur ou intérieur. Pour les adultes, il faudra encore faire preuve de patience puisque les contacts ne seront autorisés qu’à partir du 9 juin. Les majeurs amateurs de foot en salle sont dans le même cas, ce loisir restant interdit en intérieur. Ce n’est qu’à partir du 30 juin que les "five" reprendront leurs droits avec contacts. D’ici-là, les des ateliers spécifiques pourraient être proposés aux adultes en mal de sensations balle au pied, mais uniquement en extérieur.

Le retour des spectateurs

C’est la fin d'un long tunnel pour les spectateurs et fans de sport. Le huis-clos est, on espère, définitivement derrière nous. Cette nouvelle étape autorise à nouveau le public dans les stades et salles de sport. À compter de ce mercredi, les spectateurs pourront de nouveau encourager leur équipe mais en restant obligatoirement assis. Deux cas de figure. Les équipement extérieur où la jauge est fixée à 35% de la capacité du stade dans la limite de 1 000 personnes. Les équipements fermés, comme les salles de basket ou de handball, disposent de la même jauge mais avec une limite fixée à 800 spectateurs maximum. Bien entendu, ce retour du public reste sous la contrainte du couvre-feu qui recule de deux heures pour démarrer à 21 heures, ce qui explique pourquoi les tribunes du Stade de France, pour la finale de la Coupe de France (21h15) et de la dernière journée de Ligue 1 dimanche (21h), resteront désespérément vides.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.