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Coupe du monde 2018 : Serbie - Suisse ou le duel le plus politique du premier tour

La Suisse et la Serbie ne vont pas seulement se jouer pour se rapprocher de la qualification ce vendredi (20h00) à Kaliningrad. Les deux équipes vont aussi s'affronter avec des considérations politiques en tête, alors que la Suisse évolue avec de nombreux joueurs dont les racines se trouvent dans les Balkans.
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France Télévisions
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 (PASCAL GUYOT,JOE KLAMAR / AFP)

La Serbie et la Suisse, avec ses internationaux d'origine kosovare et son sélectionneur natif de Bosnie, joueront-t-ils une sorte de "derby" balkanique, vendredi à Kaliningrad ? Les deux entraîneurs ont préféré botter en touche, refusant de faire "de la politique", jeudi lors de la conférence de presse d'avant-match. "Je dirais simplement à mes joueurs que nous avons très bien joué contre le Brésil mais que cela n'est pas assez. Il faudra mieux faire contre la Serbie pour remporter le match", a évacué le sélectionneur suisse Vladimir Petkovic, né à Sarajevo, préférant se focaliser sur le strict enjeu sportif.

1/3 des titulaires suisses originaires des Balkans

Trois internationaux suisses sont natifs du Kosovo : les milieux de terrains Valon Behrami, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri. Avec Blerim Dzemaili, issu lui de la Macédoine voisine, les joueurs originaires des Balkans représentaient plus du tiers du onze de départ helvète contre le Brésil (1-1). Si Shaqiri avait lâché, une fois les groupes connus, un gourmand "Hmmm, ce tirage au sort me plaît...", les autres concernés ont fait très peu de commentaires sur ce match décisif du Groupe E.

 "Le premier match de ma carrière contre l'Albanie était compliqué du point de vue émotionnel, je ne le cache pas. La Serbie, pour moi, c'est un adversaire normal", a confié Behrami, au quotidien suisse Le Matin jeudi.

S'il n'existe pas de statistique officielle, la presse estime que 200.000 Kosovars vivent en Suisse. 

La fiche de la Suisse

 (FABRICE COFFRINI / AFP)

De son côté, le sélectionneur serbe, Mladen Krstajic s'est réfugié dans l'apolitisme. "Comme je l'ai dit 100 fois déjà, et je vais le répéter pour la 101e fois, je ne fais pas de politique. Notre objectif est de représenter notre pays de la meilleur manière. Je ne suis pas intéressé par quoi que soit d'autre", a-t-il déclaré. Relancé sur cette situation particulière avec un duel de sélectionneurs natifs de Bosnie, il a répondu fermement : "Il vient de Sarajevo et moi de Zenica donc nous avons deux sélectionneurs différents qui représentent deux sélections différentes."

La fiche de la Serbie

La Suisse et la Serbie, leader du groupe E, peuvent se rapprocher d'une qualification en 8es de finale, en cas de succès vendredi à Kaliningrad.

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