Boxe : 11e succès chez les pros pour Tony Yoka, Mathieu Bauderlique et Souleymane Cissokho s'imposent aussi

Carton plein sur le ring pour les membres de la "team solide", vendredi à Roland-Garros. Tony Yoka, Souleymane Cissokho et Mathieu Bauderlique se sont imposés dans leurs trois combats respectifs.

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La droite de Tony Yoka rate le Croate Petar Milas, le 10 septembre à Roland-Garros. (FRANCK FIFE / AFP)

Difficile de faire plus belle soirée pour la boxe tricolore. Dans un écrin bien particulier, celui du court Philippe-Chatrier de Roland-Garros, les trois Tricolores membres de la "team solide" - surnom donnés aux membres de l'équipe de France aux JO de Rio en 2016 - étaient attendus sur le ring à Paris, vendredi 10 septembre. Et ils ont tous remporté leur combat. Mathieu Bauderlique est allé chercher son premier titre européen chez les mi-lourds tandis que Souleymane Cissokho a parfaitement défendu son titre en super welters. Enfin, en point d'orgue chez les lourds, Tony Yoka n'a fait qu'une bouchée du Croate Petar Millas.

La soirée a également été marquée par un bel hommage à Jean-Paul Belmondo, un féru du noble art qui avait vu Jean-Claude Bouttier être défait, le 29 septembre 1973, par le champion du monde des moyens, l’Argentin Carlos Monzon, dans cette même enceinte de Roland-Garros. “Bébel” qui, aussi, avait assisté aux premiers combats en professionnel de Yoka. Une minute d’applaudissements nourrie s’en est suivie pour l’acteur, décédé lundi 6 septembre à l’âge de 88 ans.

Lourds : Tony Yoka, un 11e succès tout en maîtrise

La pression était sur ses épaules. D'autant plus devant un tel parterre de gala et le message de soutien du président de la République Emmanuel Macron, passé dans sa loge juste avant son combat. Star de la soirée, Tony Yoka a bien répondu présent vendredi. 

D'abord bousculé par son adversaire du soir, Petar Millas, 26 ans et 15 victoires au compteur en autant de combats, soit cinq de plus que le Français, Yoka a mis du temps avant de trouver la solution. Six mois après son dernier combat à Nantes face au Belge Joël Tambwe Djeko et sa première ceinture en pro, celle de champion de l'Union européenne, le champion olympique en 2016 a construit sa boxe, patiemment, avant de prendre le meilleur sur le Croate lors de la septième reprise.

Après être allé au sol une première fois avant de se relever juste avant la fin du décompte de l'arbitre, le deuxième "knock down" de Millas provoquera l'arrêt du combat par l'officiel. Tony Yoka signe ainsi son 11e succès en carrière, le 9e par KO. Un succès dédié à la mémoire de Jean-Paul Belmondo, le Français s'affichant avec un grand portrait de l'acteur.

Super welters : Souleymane Cissokho ne rate pas sa première défense de titre

Une entrée en scène galvanisante avec une musique célébrant son nom sous les hourras des spectateurs présents sur le court Philippe-Chatrier. C’est pour vivre des émotions comme celles-là que Souleymane Cissokho a voulu faire son retour en France, après son dernier combat dans l’Hexagone le 28 septembre 2019 à Nantes. Deux ans après avoir lancé sa carrière américaine chez les pros, le boxeur du 19e arrondissement de Paris a fait son grand retour en France. Et le public le lui a rendu.

Opposé à Ismail Illiev pour le titre WBA intercontinental Super Welter, le boxeur tricolore n’a pas failli dans sa défense du titre intercontinental WBA chez les super welters. Le deuxième médaillé de bronze à Rio de la soirée est allé chercher sa 14e victoire en autant de combats dès la quatrième reprise. C’est là que le premier - et seul - voyage au tapis d’Iliev a eu lieu après un direct du droit de Cissokho qui l’a fait flancher. Le Russe sera ensuite préservé par ses coachs et jettera l’éponge.

“Je suis prêt à avancer, je n’ai aucune barrière, je veux un top 10 mondial sur mon prochain combat”, expliquait, ambitieux, le Français après sa victoire au micro de Canal +. “Je voulais boxer ici, je ne devais pas mais je voulais retrouver ce public. J’ai boxé dans des salles gigantesques mais le faire ici, dans ce cadre avec tous ces supporters, c’est magique”.

Mi-lourds : Mathieu Bauderlique nouveau champion d’Europe

Il a été le premier membre de la “team solide” à entrer en scène, vendredi. Mathieu Bauderlique, 32 ans, 20 victoires dont 11 KO en 21 combats, avait un joli défi face à lui en la personne du Russe Igor Mikhalkin, 36 ans (24 victoires en 26 combats dont 11 KO). L’objectif pour le Français ? Devenir champion d’Europe EBU des mi-lourds. Un challenge relevé avec brio par le médaillé de bronze aux Jeux de Rio.

Il a fallu attendre la fin de la 7e reprise pour voir le Russe jeter l’éponge, gêné notamment par une blessure à l’oeil infligée par le Français, qui a multiplié les coups au visage de son adversaire. Supérieur dans tous les domaines, Bauderlique a fait ce qu’il fallait pour repartir avec le titre tant espéré, en dépit de ses regrets sur sa boxe après le combat.

“Je suis un peu un diesel, j’ai pris trop de coups et je voulais lâcher les cheveux à partir du 8e round. Bien sûr, je suis satisfait ce soir même si j’ai encore une marge de progression, j’ai manqué de précision.”

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