Basket : Victor Wembanyama assure qu'il sera "présent aux JO" de Paris 2024 et qu'il n'y aura "pas d'autre but que l'or"

Le Français de 19 ans a effectué un point presse, lundi, alors que ses débuts en NBA prévus pour fin octobre sont très attendus.
Article rédigé par franceinfo: sport avec AFP
France Télévisions - Rédaction Sport
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Le Français Victor Wembanyama avec la tunique des San Antonio Spurs, le 12 juillet 2023. (JAMIE SQUIRE / AFP)

Cheveux courts teints en blond, le prodige du basket Victor Wembanyama s'est connecté, lundi 18 septembre en fin de soirée, depuis San Antonio pour un point presse avec les médias français. L'occasion pour celui qui s'apprête à découvrir la NBA, fin octobre, avec Spurs d'évoquer la récente performance des Bleus à la Coupe du monde, à laquelle il avait décidé de ne pas participer, et de se projeter sur les Jeux olympiques de Paris 2024.

"La Coupe du monde, cela a été très décevant, comme pour tout le monde. Mais je n'ai pas de jugement à avoir comme je n'y étais pas", a-t-il affirmé. "C'est peut-être l'impulsion dont on a besoin pour 'performer' aux Jeux olympiques" où la France, en argent en 2021 à Tokyo, sera particulièrement scrutée en raison de la participation du jeune phénomène. "Je serai présent aux JO, et il n'y a pas d'autre but que l'or", a asséné le joueur qui a relancé le débat sur sa taille hors norme en annonçant 2,21 m, contre les 2,24 m du site officiel de la célèbre Ligue nord-américaine.

Ses premiers pas attendus en NBA

D'ailleurs, l'année à venir s'annonce déjà charnière pour Victor Wembanyama. Pour sa première saison dans la démesure de la NBA, il espère "une qualification en play-offs", que les Spurs n'ont pas atteint depuis 2019. "Pour la suite, le plus beau c'est de ne pas savoir ce qui nous attend", a précisé le numéro 1 de la Draft en juin.

Un titre par exemple ? "C'est très dur de gagner une bague. Mais je suis patient, je sais que ça arrivera à un moment ou à un autre. Ne pas gagner pendant les premières années n'a jamais été un obstacle pour personne, pour devenir un 'hall of famer' ou gagner cinq titres de suite", a-t-il lâché, lancé sur le chemin emprunté par les légendes du jeu que sont Michael Jordan ou LeBron James. Son premier match officiel avec la franchise texane est prévu dans la nuit du 25 au 26 octobre à domicile face à Dallas.

"Je ne ressens aucune pression. Je n'ai aucun doute", a-t-il ajouté à propos de son niveau pour ses premiers matchs dans une ligue qui rassemble les meilleurs joueurs du monde. Le Tricolore sera guidé, comme Tony Parker avant lui, par le légendaire Gregg Popovich, qui, à 74 ans, a prolongé son bail de cinq ans à la tête des Spurs. "J'ai déjà passé du temps avec Popovich. On se parle très souvent en privé. Il est prêt à être un mentor, à m'accompagner, à tout donner, ça fait plaisir d'avoir un coach si dévoué dès le début."

"Je me rends compte qu'on a du retard en France"

Ce rendez-vous avec les médias était organisé après la diffusion en ligne de l'avant-première du documentaire qui est consacré à Victor Wembanyama, "Un1que", diffusé sur les plateformes de Canal+ le 8 octobre. L'oeuvre d'environ une heure trente souligne l'importance de sa famille proche et revient sur sa dernière année, notamment la folie qui a accompagné ses premiers pas aux Etats-Unis. "Ce sont des étapes qui font partie de la vie de basketteur. Quand on a des objectifs aussi élevés, c'est normal qu'il y ait autant d'attention, de questions, de gens invasifs", a commenté l'ancien joueur de l'Asvel.

Il a insisté sur la différence entre ses années dans l'Hexagone (Nanterre, Villeurbanne, Boulogne-Levallois), et ce qu'il constate après quelques semaines dans une franchise NBA. "Je me rends compte qu'on a du retard en France par rapport à tout ce qu'on pourrait faire, il y a un vrai potentiel inexploité d'implication. Ici il y a quinze coachs. Dès qu'un gars tombe sur le parquet plein de sueur, dix personnes courent pour essuyer. Si je vais shooter à 7h du matin, même si je ne préviens pas, quatre coachs sont là au rebond", a-t-il expliqué.

Après la folie vécue entre sa finale perdue du championnat de France avec les Metropolitans 92 face à Monaco, la Draft en juin, puis ses deux matchs de Summer League en juillet, "Wemby" s'est "coupé du monde". "C'était la première fois de ma vie que je ressentais une fatigue mentale. Quand j'ai pris un peu de vacances, c'était une nécessité pour continuer sereinement au niveau mental." Personne ne lui en voudra réellement. Et pour Victor Wembanyama, l'heure d'éblouïr les parquets américains se rapproche.

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