NBA : James Harden à Brooklyn, pourquoi c'est un transfert hors norme

James Harden et les Rockets, c'est terminé ! Après plus de huit années à Houston, le meilleur marqueur de la NBA ces trois dernières saisons signe à Brooklyn. Voici les raisons qui prouvent que ce transfert est atypique.
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France Télévisions
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 (CARMEN MANDATO / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Coup de tonnerre en NBA ! Les Brooklyns Nets ont officialisé l'arrivée de James Harden, élu meilleur joueur de la ligue en 2018, pour épauler deux autres stars, Kevin Durant et Kyrie Irving. Un transfert fou avec quatre équipes, sept joueurs et potentiellement neuf tours de draft impliqués. 

James Harden, un joueur hors-norme 

À Houston, "The Beard" (le barbu) a affolé les compteurs. Lors de la saison 2019-2020, l’Américain a atteint une moyenne de 38 points par match sur les trois premiers mois de compétition. À titre de comparaison, même Michael Jordan, en 1987 ne scorait pas autant (37,1). Il a également connu une série fabuleuse de 32 matchs consécutifs à plus de 30 points. Mais, malgré ses grandes performances individuelles, le MVP de la saison NBA 2017-2018 n’a pas gagné de titres avec Houston. Un manque qui a certainement pesé dans sa décision de quitter le club texan.

Car le divorce entre James Harden et les Rockets était pratiquement inéluctable. En novembre dernier, l’ancien joueur d’Oklahoma City avait fait part de son envie de quitter les Rockets. Malgré le pont d’or de 103 millions de dollars sur 2 ans proposé par ses dirigeants, l’Américain n'a pas changé d’avis : il voulait partir et viser plus haut, ailleurs. Arrivé en surpoids lors de la présaison, le meilleur marqueur de la NBA ces trois dernières saisons a enchaîné les polémiques. 

La dernière en date a eu lieu le 12 janvier dernier. Après la deuxième défaite consécutive face aux Lakers (100-117), "The Beard" a critiqué le niveau de ses coéquipiers devant la presse :  "Nous sommes très loin des autres prétendants. À l'évidence, il n'y a pas d'alchimie, on manque de talent, de tout, cela apparaît clairement sur les deux derniers matches". Après ses déclarations tapageuses, l’Américain ne s’est pas entraîné avec son équipe et a subi les foudres de ses coéquipiers, comme le pivot DeMarcus Cousins, qui n’a pas mâché ses mots : "Le manque de respect est évident, mais il ne date pas d'hier (...) La façon dont il a abordé le stage d'avant-saison, en arrivant comme il l'a fait, en faisant ses frasques en dehors du terrain..."  Ce départ est donc arrivé au bon moment.

Un transfert complètement fou

Qualifié de véritable "blockbuster" par les journaux américains, ce transfert implique pas moins de quatre équipes ! Pour la venue de James Harden, les Nets ont dû faire des choix, et ainsi, se séparer de plusieurs joueurs. 

Brooklyn a notamment cédé à Houston l'ailier Rodions Kurucs et leur 6e homme très performant, Caris LeVert, ainsi que trois à quatre premiers tours de drafts. L’arrière américain de 26 ans a aussitôt été échangé par les Rockets avec Victor Oladipo, star des Indiana Pacers. Les deux autres joueurs des Nets, le pivot Jarrett Allen et l’ailier Taurean Prince sont partis à Cleveland. Les Cavaliers ont ensuite envoyé l'ailier-shooteur Dante Exum à Houston. Un véritable jeu des chaises musicales, pour permettre à ce transfert d'avoir lieu !

La franchise new-yorkaise a mis également son avenir en jeu, en se séparant de trois choix du premier tour lors des drafts à venir (en 2022, 2024, 2026). Houston pourra également choisir d'échanger son choix de draft du premier autour avec Brooklyn en 2021, 2023, 2025 et 2027. Et elle pourrait voir ses trois stars décider de partir, sans contrepartie, dès la fin de la saison 2022.  

Harden - Durant - Irving : le nouveau "Big Three" des Nets 

Un investissement colossal pour un objectif : aller chercher un titre, le premier de l'histoire des Nets en NBA. James Harden va donc évoluer aux côtés des deux grandes stars Kevin Durant, avec lequel il a joué trois saisons de 2009 à 2012 à Oklahoma City, et Kyrie Irving. Le premier, double champion olympique avec la Team USA, MVP de la saison 2013-2014, deux fois champion NBA avec les Golden State Warriors (2017 et 2018), est revenu de manière incroyable d'une longue et grave blessure au tendon d'Achille. Quant à l'ancien meneur de jeu de Cleveland, avec qui il avait été sacré champion NBA en 2016 aux côtés de LeBron James, a aussi des envies de grandeur.

Un "Big Three" très alléchant sur le papier, qui fait de Brooklyn un sérieux prétendant au titre de champion. Reste à voir la pratique, Harden étant régulièrement critiqué pour sa propension à peu partager le ballon. Et la situation de Kyrie Irving, absent des trois derniers matches de l'équipe pour "raisons personnelles", reste floue. Le trio rêvé par les fans des Nets doit encore se concrétiser sur le parquet. 

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