Cinq bonnes histoires pour vous réconcilier avec la NBA

Dans le championnat nord-américain de basket, qui reprend mardi, il n'y a pas que Tony Parker, LeBron James et le Miami Heat. Lisez plutôt.

Paul George, des Indiana Pacers, prend un rebond contre les Dallas Mavericks, le 25 octobre 2013, à Dallas (Texas).
Paul George, des Indiana Pacers, prend un rebond contre les Dallas Mavericks, le 25 octobre 2013, à Dallas (Texas). (GLENN JAMES / GETTY IMAGES)

La saison de NBA reprend mardi 29 octobre. Si vous n'êtes pas encore décidé à mettre votre réveil à une heure du matin pour suivre le championnat de basket nord-américain, pour vous emballer devant le choc opposant le Miami Heat, champion sortant, aux Chicago Bulls de Joakim Noah, on a trouvé cinq bonnes histoires pour que vous renonciez à dormir d'ici à la finale, prévue le 5 juin 2014. 

1Les Qataris du basket sont russes

La dream team de la saison, ce sont les Brooklyn Nets. Une équipe célèbre pour avoir eu comme actionnaire ultraminoritaire le chanteur Jay-Z, mais dont la richesse vient du portefeuille sans fond de son propriétaire russe, Mikhaïl Prokhorov. Cet oligarque, premier patron étranger d'une franchise NBA, a mis sur pied une équipe de stars rémunérées 102 millions de dollars au total. Soit 43 millions au-dessus du plafond autorisé par la NBA. Conséquence : le richissime patron doit payer 87 millions de pénalités à l'organisateur du championnat, autant que toutes les autres équipes de NBA réunies... A ce prix-là, il a le droit de coacher un peu ses hommes : "J'ai montré [aux joueurs] des exercices de gymnastique tibétaine, qui peuvent améliorer le contrôle de leur corps", explique-t-il dans L'Equipe.

Reggie Evans, des Brooklyn Nets, monte au panier lors d\'un match contre les Los Angeles Clippers, le 23 mars 2013, à Los Angeles (Californie). 
Reggie Evans, des Brooklyn Nets, monte au panier lors d'un match contre les Los Angeles Clippers, le 23 mars 2013, à Los Angeles (Californie).  (ANDREW D. BERNSTEIN / NBAE / GETTY IMAGES / AFP)

Richissime ? Laissez donc Jay-Z vous narrer leur rencontre, à l'hôtel Four Seasons de Manhattan. "J'avais séjourné là-bas pendant dix ans. J'avais toujours cru que j'étais au meilleur étage, raconte le chanteur au magazine Rolling Stone. Quand j'ai rencontré Prokhorov, ils m'ont emmené dans une suite XXXL dont je n'avais jamais entendu parler..."

Le nom de Prokhorov vous dit quelque chose ? Peut-être parce qu'en 2007, il s'était signalé en investissant la station de Courchevel, avec une demi-douzaine de jeunes femmes soupçonnées d'être des prostituées... Des excuses officielles et une légion d'honneur plus tard, l'incident était clos.

2La hiérarchie est bouleversée

Le club de Los Angeles ? Les Lakers. Celui de New York ? Les Knicks. Si votre géographie balbutiante de la NBA pensait s'appuyer sur ces fondamentaux, il va falloir tout revoir. Le système de prédiction SCHOENE, basé sur l'effectif des équipes, place les Clippers de LA et les Nets de Brooklyn loin devant les équipes historiques. Chez les Lakers, le come back de l'icône Kobe Bryant après une grave blessure constitue la seule bonne nouvelle de l'intersaison. 

D'après cette méthode de calcul, le retour des Houston Rockets et la résurrection des Minnesota Timberwolves sont à prévoir. 

3Les maillots type marcel enfin contestés

Frileux de l'épaule ? L'hégémonie du débardeur sur la NBA est contestée par les Californiens Golden State Warriors et les deux équipes de Los Angeles (Clippers et Lakers) avec un maillot à manches ultracourtes, mais à manches quand même. "Quelque chose entre le caddie de golf et le maillot jaune du Tour de France", écrit le site américain Grantland (en anglais), qui s'est fendu d'une analyse.

Ces hauts restent encore exceptionnels - l'équipementier des Clippers n'a prévu de les sortir que pour neuf matchs cette saison - mais ils augurent d'un retournement de tendance. Une dizaine d'équipes étudie la question. Le joueur vedette des Lakers, Steve Nash, interrogé par ESPN (en anglais), philosophe : "Au fond, nous sommes une industrie de divertissement. Il faut donc fabriquer des produits que les gens peuvent porter. Les choses vont continuer à changer."

4Raptor le dinosaure en convalescence  

Juste avant le début de la saison, la fatalité s'est abattue sur les Toronto Raptors. "Ma fille a fondu en larmes quand je lui ai appris la nouvelle", a confié l'entraîneur de l'équipe, Dwane Casey, au Toronto Star (en anglais)

Le drame qui bouleverse cette équipe déjà promise au fond du classement, c'est la rupture du tendon d'Achille de sa mascotte, le dinosaure Raptor.

Ce n'est pas la première fois que cette mascotte très appréciée chute lourdement...

Mais on préfère se souvenir de ses moments marquants, comme cette fois où elle avala une pom-pom girl qui passait par là.

5Le joueur qui a changé de main

Tristan Thompson a été recruté par les Cleveland Cavaliers en 2011. Mais ce n'est qu'en 2013 qu'il s'est rendu compte qu'il était beaucoup plus efficace au tir avec la main droite qu'avec la gauche. Comme le résume Sports Illustrated, "on dirait l'histoire bizarre d'un chirurgien qui commencerait à exercer avant de revenir à la fac apprendre à disséquer des grenouilles." Le gaucher s'en est rendu compte alors qu'il utilisait sa main droite lors d'un concours de shoots contre un équipier. 

Thompson a bien fait de la résistance : "Je suis gaucher, donc ça marchera de la main gauche." Avant de se rendre à l'évidence : "Je ne voulais pas, dans douze ans, regarder en arrière et me demander : 'Qu'est-ce qui se serait passé si j'avais changé de main ?'" Les performances en match amical sont prometteuses, reste à confirmer en compétition.