Basket : "Avec l’Arena, on va changer de dimension", assure le directeur général du Paris Basketball

Le Paris Basketball, qui a délocalisé son match de championnat contre Strasbourg à l'Accor Arena de Bercy, connaît une saison 2023-2024 pleine.
Article rédigé par Julien Froment
Radio France
Publié
Temps de lecture : 3 min
Leon Kratzer, de Paris Basketball, lors du match contre Hambourg en Eurocoupe le 18 octobre 2023 (MARCUS BRANDT / DPA)

Les planètes orange se sont alignés. Le Paris Basketball s'est installé cette saison parmi les meilleures formations de la scène hexagonal. Quatrième de la Betclic Elite, qualifié pour la première fois de son histoire pour la Leader's Cup qui aura lieu en février prochain à Saint-Chamond, le club parisien s'illustre aussi à l'international. Leader de sa poule d'Eurocoupe, elle a d'ores et déjà validé son billet pour les playoffs. Une réussite sportive couplée à un développement en dehors de courts avec l'avènement de son nouvel écrin, l'Adidas Arena.  Et un homme comblé, le directeur général Mathias Priez. 

franceInfo : Des bons résultats sportifs, l’Arena qui sort enfin de terre, on a l’impression que les planètes sont alignées pour le Paris Basketball ?

Mathias Priez : C’est une longue route puisque le club a plus de cinq ans, ça reste jeune pour un club. On a vécu plein de choses ces dernières années, entre le Covid, une montée en BetClic Elite, un sauvetage à la dernière minute et puis l’arrivée prochaine de l'Adidas Arena. On est désormais prêts sur tous les domaines. Que ce soit au niveau sportif tout d’abord. Il y a une vrai maturité, avec de bons résultats, on s’est qualifiés pour la leader’s Cup et pour les playoffs de l’Eurocoupe. Notre équipe performe, et ça c’est très important pour le public parisien. Et dans les domaines plus administratif et commercial, on est montés en puissance, on est dans la ligne droite pour aller à l’Arena, porte de la Chapelle. On va passer une étape supplémentaire.

En parlant de l’Arena, son inauguration est prévue le 11 février. Tout est prêt ?

Pas encore, mais tout sera prêt pour le 11 (sourires). Nous sommes dans la phase finale. Beaucoup d’impatience, mais il y aussi beaucoup de travail encore à fournir, le mois et demi devant nous n’est pas de trop pour accueillir les spectateurs dans les meilleures conditions. Cela reste particulier, j’ai la chance d’être là depuis le début de l’aventure, c’est un parcours de six saisons, on a vraiment hâte car plus on la voit et on la visite et plus on se rend compte qu’elle est parfaite. C’est une salle très moderne avec une jauge – 8 000 places – qui va permettre de faire des guichets fermés, d’avoir des événements très bien remplis.

En fait, elle ne sera jamais vide. Et elle est vraiment construite pour le basketball. Ce qui n’est pas le cas de pas mal de salles multifonctions. Les sièges sont faits pour s’arrêter juste derrière le panier, c’est vraiment parfait en termes d’expérience. On va changer de dimension dans l’accueil des spectateurs, c’est clair. 

"L’ambition de proposer un spectacle à l’image de ce qui se fait en NBA, on l’avait déjà. Elle était portée par notre président David Kahn. On aura enfin l’outil qui correspond au travail qui a été fait ces dernières années."

Mathias Priez, directeur général du Paris Basketball

à franceinfo

Avant de jouer à l’Arena, vous délocalisez certains de vos matchs à l’Accor Arena de Bercy. Les délocalisations, une bonne répétition ?

Oui, même si on a déjà fait ce genre d’événements par le passé, notamment à Roland-Garros. On a un public qui ne viendra jamais à la halle Carpentier, mais qui en revanche vient nous voir en nombre quand on délocalise. C’est une prise de risque mais elles ont payé. On aura par exemple, environ 7200 spectateurs pour le match face à Strasbourg (samedi, à 19h ndlr). On a prévu plusieurs activations spéciales, notamment au bord terrain, avec un père Noël, un décor de la Laponie et une prestation " one shot". Ce genre de choses sont importantes pour nous car ce que l’on vend aussi, c’est une expérience unique, qu’on retrouvera pas plus tard. On cherche à personnaliser le plus possible, qu’on a amorcé et qu’on va continuer à la Adidas Arena.

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