Cet article date de plus de cinq ans.

Vingt ans après sa mort, on découvre un fils à Fangio, le célèbre pilote argentin

Avant sa mort en 1995, Juan Manuel Fangio avait toujours refusé de reconnaître son fils, aujourd'hui de 77 ans.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Juan Manuel fangio, le célèbre pilote argentin, photographié ici en avril 1987 à Rio de Janeiro (Brésil). (REUTERS)

Il va falloir réviser la biographie de Juan Manuel Fangio. Jusqu'ici, on avait toujours affirmé que le légendaire pilote automobile argentin n'avait jamais eu d'enfants. Mais depuis le 9 décembre, la justice a officiellement reconnu qu'Oscar Cacho Espinosa, aujourd'hui âgé de 77 ans, était bien son fils, comme le raconte Le Parisien.

Cette reconnaissance de paternité a eu lieu vingt ans après la mort de Fangio, survenue en 1995, sur la base d'une analyse ADN réalisée après l'exhumation du corps du pilote, en août 2015. Le résultat montre qu'Espinosa présente 99,9% de compatibilité avec la légende de la course automobile.

"Tu dois me prouver que tu le mérites"

Oscar Cacho Espinosa, lui même ancien pilote automobile, savait que son père était Juan Manuel Fangio, qui a partagé la vie de sa mère pendant vingt ans. Les deux hommes étaient même en contact, mais ont coupé les ponts deux ans avant la mort de Fangio. "Papa, pourquoi tu ne me reconnais pas ?" aurait demandé Espinosa à Fangio, selon son avocat. Réponse du pilote : "Tu dois me prouver que tu le mérites."

Cette reconnaissance tardive a des conséquences importantes pour le fils de Fangio. En tant qu'unique héritier, il se voit confier l'ensemble des biens laissés par le coureur et l'usufruit de la marque Fangio. Sauf qu'une fondation a déjà pris possession de la plupart des possessions du pilote, et ne peut se les voir retirées. Autre mauvaise nouvelle pour Espinosa, un Argentin de 73 ans, nommé Rubén Vázquez, affirme lui aussi être le fils naturel du légendaire pilote.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.