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Trois Français et un nez d'ornithorynque : le nouveau visage de la F1

Le Grand Prix d'Australie, à Melbourne, ouvre la nouvelle saison de Formule 1. Avec une première surprise : le Français Romain Grosjean s'élancera en troisième position. FTVi débusque les idées reçues sur ce sport souvent peu apprécié.

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France Télévisions
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Le Français Jean-Eric Vergne (à dr.), lors de la présentation de la voiture de l'écurie Toro Rosso, le 6 février 2012.  (ATB/WENN.COM/SIPA / SIPA USA)

La saison de Formule 1 redémarre ce week-end par le Grand Prix d'Australie, à Melbourne. Ça commence à 7h, heure française, un dimanche matin, donc c'est réservé aux plus motivés d'entre vous. N'empêche, s'il vous arrive de tomber sur un Grand Prix, voici quelques idées reçues à ne pas proférer face à un aficionado de la discipline.

Ne dites pas : "Les voitures sont moches"
Si vous êtes nostalgiques des courbes élégantes des voitures de Fangio, vous risquez une fracture de l'œil cette saison. La plupart des constructeurs ont opté pour ce qu'on appelle un "nez d'ornithorynque" tellement c'est moche. L'ornithorynque, cette drôle de bête à mi-chemin entre le canard et le castor, appréciera.

Le "nez d'ornithorynque" de la Lotus de Kimi Raikkönen, le 7 février 2012.  (MARCELO DEL POZO / REUTERS)

Chez Pirelli, on parle plutôt de "cochons laids". Le champion du monde en titre, l'Allemand Sebastian Vettel, qualifie diplomatiquement ces voitures de "pas très belles". Le message est passé. Mais il y a une raison aérodynamique à cela, comme l'explique cette vidéo.

 

Ne dites pas : "Y'a encore de la F1 à la télé !"
Cette année, la F1 a vu large. Vingt Grands Prix, c'est trois épreuves de plus qu'en 2011. Et les candidats à l'organisation d'une épreuve du championnat du monde se bousculent : la France cherche à partager une date avec la Belgique, les Etats-Unis disposent désormais de deux courses,  l'Argentine rêve d'un retour de la F1 sur ses terres, ce qui n'a pas eu lieu depuis 1998, et en Asie, de nouveaux circuits se construisent un peu partout. Bref, c'est l'engorgement, explique fan-F1.com

Ne dites pas : "La F1, j'ai arrêté depuis Alesi et Prost, car il n'y a plus de pilotes français"
Erreur ! Cette année, ils sont trois sur la grille de départ. Celui qui a le plus de chances, c'est Romain Grosjean, chez Lotus. Il connaît déjà la discipline, et bénéficie de la meilleure voiture. Il a créé la surprise à Melbourne en signant le troisième temps des essais. Les deux autres auront plus de mal : Charles Pic, chez Marussia, n'a disposé de sa voiture que très tardivement, et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) serait déjà content de grappiller quelques points durant la saison. Ce sont les Italiens qui font grise mine : aucun représentant alors qu'ils squattaient pratiquement la moitié de la grille au début des années 1990. 

Ne dites pas : "C'est toujours les Minardi, les voitures les plus nulles ?"
Dans les années 1990, l'écurie italienne squattait les profondeurs du classement. Désormais, Minardi, devenue Toro Rosso, est un peu monté en gamme. Les postulants à la lanterne rouge sont plutôt à chercher du côté de Virgin Racing et de l'écurie espagnole HRT... qui n'a, jeudi 15 mars, qu'une voiture de prête pour la course de dimanche. 

Ne dites pas : "Il n'y a aucun coureur intéressant dans ce championnat du monde"
Un coureur original à soutenir : Heikki Kovalainen. Ne le supportez pas pour son coup de volant, mais pour... son casque. Le coureur finlandais portera les couleurs du jeu vidéo Angry Birds, avec un couvre-chef spécialement décoré pour l'occasion. Les liens entre le jeu vidéo et la F1 ne sont pas nouveaux, puisque dans le niveau 1 du jeu, un cochon vert moustachu représente Keke Rosberg, un pilote finlandais champion du monde de F1 en 1982.

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Ne dites pas : "De toute façon, la F1, c'est un sport de machos !"
Non, car il y a une femme dans le circuit. Elle s'appelle Maria De Villota, elle est pilote d'essai dans une écurie de fond de grille, elle ne courra pratiquement pas, et les autres pilotes ont bien fait comprendre que la F1 c'était un sport de vrais mecs. Les autres femmes sont les compagnes des pilotes, des journalistes ou les deux. Donc finalement si, la F1 c'est macho. 

Ne dites pas : "La F1, c'est un sport de friqués"
OK, les pilotes ne sont pas à plaindre, même ceux qui amènent des sponsors. Mais on s'est rendu compte récemment que la banque américaine Lehman Brothers, celle qui a fait faillite en 2008 entraînant dans son sillage l'économie mondiale, détient toujours 15% de la holding qui contrôle la F1. Comme quoi, même les gens au fond du trou ont leur place dans le sport le plus cher du monde.

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