GP d'Autriche : dominée par Red Bull, Mercedes attend son heure à Silverstone

Sans victoire depuis désormais cinq Grands Prix dominés par Red Bull, l'écurie Mercedes traverse une disette inhabituelle, deux semaines avant le retour sur "son" circuit de Silverstone.

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Les Mercedes de Valtteri Bottas et Lewis Hamilton ont terminé respectivement 2e et 4e du GP d'Autriche, dimanche 4 juillet 2021. (JOE KLAMAR / AFP)

Depuis un mois et le GP d'Espagne, l'écurie Mercedes glisse sur une pente bien descendante face aux Red Bull de Max Verstappen et Sergio Perez, sans compter l'émergence de pilotes "outsiders" comme Lando Norris au volant de sa McLaren. Dernière preuve en date, dimanche 4 juillet, sur le Red Bull Ring du Grand Prix d'Autriche, où les monoplaces noires ont subi les événements (Bottas 2e et Hamilton 4e) plutôt que d'en être les acteurs principaux. 

Septuple champion du monde, le Britannique Lewis Hamilton, qui a récemment prolongé avec Mercedes jusqu'en 2023, n'a rien pu faire à Monaco, en Azerbaïdjan, en France et à deux reprises sur le circuit de Spielberg, lors des deux GP consécutifs de Styrie et d'Autriche. Il y a deux semaines sur le circuit du Castellet, le directeur de Red Bull Christian Horner, avait déclaré : "Si nous pouvons battre Mercedes ici, on peut les battre partout". Une prophétie devenue réalité et qui plonge les intouchables "flèches d'argent" dans une crise de résultats sans précédent depuis 2014, année du premier de leurs sept doublés consécutifs à la fois chez les pilotes et les constructeurs.

Une stratégie au centre des questions

Face à la domination des Red Bull et d'un moteur Honda exploité à son maximum, les Mercedes passeraient presque pour des seconds couteaux dans la course au titre ces dernières semaines. Toujours placés dans les points, à l'exception du scénario fou à Bakou, le 6 juin, mais jamais vainqueurs sur ces cinq dernières manches, les pilotes de Toto Wolff ont pris un sacré coup de casque sur le tête. Au coeur du problème, des difficultés récurrentes au niveau de la fiabilité aérodynamique et de la vitesse en ligne droite des monoplaces, sans compter une stratégie de course pas toujours bien assimilée.

À 13 Grands Prix de la fin de saison, la marge est encore rattrapable même si l'écart en tête du Championnat du monde s'accentue à vitesse grand V pour Verstappen et ses 23 printemps, leader avec 32 points d'avance (182), sur le vétéran britannique Hamilton (150). Les déclarations du Britannique après la course en disent pourtant long sur l'écart à combler : "Je n'avais pas de train arrière donc c'était très compliqué aujourd'hui. [...] (Sur le dépassement de Bottas) J'étais trop lent et je ne pouvais de toute façon pas le garder derrière moi. C'était bien de le laisser passer, il a pu prendre la deuxième place pour l'équipe et c'est ce qu'il nous fallait." Un moindre mal même si le résultat est là, au contraire de l'impression dégagée par des Mercedes à la traîne.

Silverstone, le dernier bastion des Mercedes

La reconnaissance de la supériorité matérielle des Red Bull semble même faire l'unanimité au sein de Mercedes. Pour le prochain Grand Prix à Silverstone, le 18 juillet, l'écurie localisée à une quinzaine de kilomètres du circuit, du côté de Brackley, devra donc réagir. De nouvelles pièces doivent arriver pour améliorer la monoplace W12 de Mercedes. Une nouvelle qui n'a pas rassuré Lewis Hamilton, dimanche, victime d'un manque de rythme en deuxième partie de course : "Non, je n'attends rien. Je vais juste tout donner en allant là-bas", a t-il expliqué l'air touché au micro de Canal +. 

Un constat amer et lucide sur la situation actuelle des Mercedes devancées par des Red Bull surpuissantes. Des performances de course en dents de scie et des tractations en coulisses pour trouver un successeur à Bottas dès la saison prochaine, même si l'écurie allemande reste bien loin devant ses autres concurrents comme Ferrari et McLaren.

Sur le circuit de Silverstone, une réaction est attendue pour des "flèches d'argent" vainqueurs de sept des neuf dernières courses britanniques depuis 2013. Un quasi sans faute sur un tracé taillé sur mesure pour Mercedes etLewis Hamilton, déjà victorieux à sept reprises depuis 2008. Un record à améliorer et un lieu mythique pour faire revenir son écurie sur le devant de la scène, elle qui n'a plus l'habitude de se retrouver dans l'ombre.

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