F1 - Grand Prix de France : "Avancer d'une semaine, une décision qui n'était pas facile à prendre", assure Eric Boullier

Le Grand Prix de France de Formule 1 débute vendredi au circuit Paul-Ricard, une semaine plus tôt que prévu. Une contrainte qui a poussé son directeur général Eric Boullier à revoir sa copie. Il se confie pour franceinfo: sport.

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Esteban Ocon, ici dans son Alpine à Portimao le 30 avril 2021, sera à domicile sur le circuit Paul Ricard pour le GP de France. (PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP)

Le 14 mai dernier, la Formule 1 annonçait officiellement l'annulation du Grand Prix d'Istanbul et par ricochet le report de celui de France organisé au Castellet (Var), avancé une semaine plus tôt que prévu (18 au 20 juin). Une réorganisation en urgence qui n'a pas été simple pour Eric Boullier, le directeur général du Grand Prix de France. Il retrace le cheminement de cette décision qu'il assure avoir prise "d'un commun accord" avec les promoteurs de la F1.

Franceinfo sport : La Formule 1 a annoncé le 14 mai que le Grand Prix de France était avancé d'une semaine. Qu'est ce que cela a changé pour vous en matière d'organisation ?

Éric Boullier : Beaucoup de choses puisque sur un événement comme le Grand Prix de France de Formule 1, ce sont 2 500 personnes qui y travaillent la semaine de la course. Il a fallu réorganiser, replanifier et en premier lieu informer les spectateurs dès que cela a été confirmé.

Sur le site du Grand Prix, vous écrivez : "Cette décision tardive de la F1, indépendante de notre volonté" puis "nous partageons votre déception et votre frustration". Avez-vous subi cette décision de la Formule 1 ?

Non, je voudrais quand même modérer les propos parce que je suis un petit peu étonné que ce soit écrit ça sur le site. Nous ne sommes pas en charge du calendrier, c'est le promoteur commercial de la F1. À partir du moment où ils ont des impératifs de changement, il y a des discussions. Les dates qui ont été proposées n'étaient pas compatibles avec la tenue d'un Grand Prix de Formule 1 au Castellet. C'est une décision qui n'était pas facile à prendre mais nous avons, d'un commun accord, accepté d'avancer la date d'une semaine pour permettre à la Formule 1 d'ajouter un Grand Prix à son calendrier. Il fallait permettre aux équipes de pouvoir assurer logistiquement ces quatre Grands Prix en cinq semaines. 

Au moment des discussions, aviez-vous une crainte de ne pas pouvoir accueillir de spectateurs ?

Ça a été ma première remarque et je dirais le premier point de discussion quand il a été question de changement de date. Avant de penser à nous-mêmes, j'ai d'abord pensé aux spectateurs et évidemment à toutes les conséquences pour ceux qui avaient déjà des réservations. 

Savez-vous déjà combien de personnes ont sollicité un remboursement de leur ticket à cause de ce changement de date ?

Oui, on a la visibilité complète car nous avons été très réactifs en prévenant aussi tôt que possible les spectateurs. Nous avons environ 18% des spectateurs qui ont demandé un remboursement, ne pouvant pas être présents la semaine précédente. À l'issue de ce process, nous avons rouvert la billetterie et nous avons presque tout rempli.

Eric Boullier est un ancien directeur d'écurie de Formule 1. (FREDERIC LE FLOC H / DPPI MEDIA via AFP)

Le Grand Prix de France se disputera donc devant 15 000 spectateurs répartis en trois zones hermétiques de 5 000 ?

C'est exactement ça. On sera sûrement à guichets fermés le dimanche, quasiment aussi le samedi et il ne reste des places que pour le vendredi.

"Il a fallu avancer du mieux possible avec le moins de dommages collatéraux."

Eric Boullier

à Franceinfo: sport

Ce report a-t-il des conséquences économiques pour le Grand Prix de France ?

Vous me demandez ça avant le Grand Prix, c'est un petit peu tôt pour en parler. Je pense qu'il y aura sûrement une toute petite conséquence par rapport à des annulations, par rapport à des reports d'engagement sur des prestataires de services ou autres. Mais ce n'est pas non plus quelque chose d'immense et qui pourrait avoir des conséquences significatives.

Romain Grosjean devait effectuer un test de démonstration au circuit Paul-Ricard dans la Mercedes 2019, ce ne sera pas possible ce week-end là. Est-ce qu'il y a de la déception ?

C'était un événement qu'on préparait avec Romain (Grosjean). Cela aurait été génial de le voir rouler devant le public français. On doit faire avec, malheureusement. Cela a une saveur particulière pour un pilote de F1, encore plus pour Romain qui a arrêté sa carrière l'année dernière. On ne sait jamais, on pourra peut-être refaire des choses avec lui dans le futur. Il a une course aux Etats-Unis... Mais on a aussi tout un tas d'animations à proposer au public que nous avons pu conserver. Malgré les restrictions sanitaires, je pense qu'on arrivera à faire un très beau Grand prix. 

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