Russie : à l'arrivée des contrôleurs antidopage, des athlètes tombent subitement malades

Trente-six sportifs ont renoncé à courir après l'arrivée de la Rusada, lors d'une compétition régionale en Sibérie, prétextant être malades ou renonçant simplement à prendre le départ.

L\'entrée de l\'agence russe anti-dopage Rusada à Moscou, le 12 avril 2017.
L'entrée de l'agence russe anti-dopage Rusada à Moscou, le 12 avril 2017. (VITALIY BELOUSOV / SPUTNIK / AFP)

Des athlètes russes sont subitement tombés malades en voyant arriver les contrôleurs de l'agence russe antidopage (Rusada) lors d'une compétition régionale à Irkoutsk, rapporte le journal sportif en ligne Championat (en russe), mercredi 17 janvier. Alors que se déroulaient samedi et dimanche les championnats d'athlétisme du district fédéral de Sibérie, 36 sportifs ont renoncé à courir, prétextant être tombés malades ou renonçant simplement à prendre le départ.

"La commission de discipline a lancé une enquête interne", a indiqué dans un communiqué la Fédération russe d'athlétisme. Elle ajoute avoir réclamé aux organisateurs et aux fédérations régionales concernées "des informations sur les athlètes qui se sont retirés" de la compétition. "Au vu des résultats de l'enquête, la commission de discipline prendra les sanctions appropriées", ajoute le communiqué.

"Un tel fait suscite l'intérêt"

L'agence russe antidopage a de son côté précisé que "se retirer avant une compétition n'est pas une violation des règles antidopages" mais "qu'un tel fait suscite l'intérêt des responsables des tests". "La Rusada recommande aux fédérations de procéder à des contrôles disciplinaires au sujet des sportifs qui se sont retirés à l'apparition des contrôleurs antidopage", a poursuivi la vice-présidente de l'agence.

La Rusada a été suspendue par l'Agence mondiale antidopage (AMA) en novembre 2015, quand a éclaté le scandale sur le système de dopage organisé en Russie. En juin dernier, elle a été à nouveau autorisée à mener ses propres programmes de contrôles antidopage. Le scandale a toutefois conduit la Russie à être suspendue des Jeux olympiques d'hiver 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud.