Cet article date de plus de trois ans.

Amputé des deux jambes, Xia Boyu repart à la conquête de l’Everest

Il a 69 ans, deux jambes amputées jusqu’aux genoux, une interdiction d’ascension levée à la dernière minute et quatre tentatives avortées. Il en fallait plus pour décourager Xia Boyu. L’alpiniste chinois va une nouvelle fois tenter de réaliser son rêve d’ascension du plus haut sommet terrestre. Il est le premier double amputé à obtenir un permis pour l’Everest depuis décembre dernier et la mise en place, au Népal, d’une mesure freinant les personnes doublement amputées et les aveugles.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.

Les organisations de défense des droits des handicapés vont permettre à Xia Boyu de retenter d’atteindre son graal. L’alpiniste chinois a obtenu l’annulation de son interdiction d’ascension le mois dernier. Le brave homme a perdu ses deux pieds en 1975 lorsque l’équipe nationale chinoise essuyait une tempête violente. Ses gelures furent alors rédhibitoires. En 1996, à cause d’un lymphome, sorte de cancer du sang, il avait été dans l’obligation de voir ses deux jambes amputées juste en dessous du genou.

“Un défi personnel, un défi du destin”

Ce printemps, il en sera à sa cinquième tentative d’ascension. Les quatre précédentes ne l’ont pas découragé. “Escalader l’Everest  est mon rêve. Je dois le réaliser. Cela représente un défi personnel, un défi du destin”, clame-t-il.

Sa tentative pourrait s’effectuer dans peu de temps, le printemps étant la période idoine. Les températures et les vents sont plus cléments que les autres mois. Des centaines d’alpinistes partent à l’assaut de l’Everest lors de cette période. Xia Boyu en fera partie. 

En cas de réussite, il sera le second double amputé à atteindre le toit du monde après le Néo-Zélandais Mark Inglis en 2006. Xia Boyu y croit. Sans jambe mais avec une sacrée dose de courage.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Sports

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.