VRAI OU FAKE : les nouveaux acquéreurs d'une maison en Essonne savaient-ils qu'elle était squattée ?

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franceinfo
Article rédigé par
N. Carvalho - franceinfo
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C'est une histoire taillée sur mesure pour la presse. Un couple aurait acheté une maison, avant de découvrir qu'elle était squattée au moment d'emménager. Mais cette histoire va vite faire apparaître ses incohérences. Retour à l'origine du buzz.

Le Parisien publie le 8 juin un article puis une vidéo, après avoir été contacté par Laurent et Élodie. Ce couple veut s'installer dans sa nouvelle maison, mais découvre qu'elle est squattée. L'affaire prend une ampleur nationale. Plusieurs personnalités publiques font part de leur émotion. La famille qui occupait le logement finit par partir sous la pression. Problème réglé pour ce couple qui accueille les caméras dans son nouveau chez-lui, dans l'Essonne et jure qu'il ne savait rien. "Lorsque je l'ai visité, il y avait un matelas au sol. À aucun moment, je n'aurais pu penser qu'il y avait une famille avec quatre enfants à l'intérieur", déclare le propriétaire.

Incohérences dans le récit

Mais rapidement, certains pointent des incohérences dans le récit, notamment le coût de la maison, 140 000 euros pour 70 m² et un grand terrain, la moitié des prix habituels du marché dans l'Essonne. Un internaute trouve et publie une vidéo de leur conseillère immobilière qui révèle que les nouveaux propriétaires savaient que la maison était squattée. La mise en scène est symbolisée par un trousseau de clés. La vidéo de la conseillère et l'acte notarié le prouvent pourtant : il n'y a pas eu de remise des clés. Donc quand le propriétaire agite son trousseau devant les caméras, il sait que les clés ne sont pas les bonnes. Le Parisien a supprimé sa vidéo et publié un mea culpa en expliquant que le couple avait menti à trois reprises à ses journalistes. Les deux acheteurs savaient pertinemment qu'ils avaient acquis une maison squattée en dessous des prix du marché, mais l'ont caché aux médias.

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