Violences sexuelles : "On peut tomber sur un policier pas formé et c'est catastrophique", déplore la féministe Emmanuelle Piet

La présidente du Collectif féministe dénonce "la loterie" à laquelle ont affaire les femmes victimes de violences sexuelles lorsqu'elles veulent déposer plainte en raison du peu d'officiers de police formés à ces infractions.

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Radio France
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Emmanuelle Piet, le 10 novembre 2017 à Angoulême. (THIBAUD MORITZ / MAXPPP)

"Ce que nous déplorons c'est la loterie. On peut toujours tomber sur un policier pas formé et ça c'est catastrophique", a déclaré la présidente du CFCV (Collectif Féministe Contre le Viol) Emmanuelle Piet mardi 14 septembre sur franceinfo. Emmanuel Macron a détaillé les réformes qu'il souhaite voir aboutir en matière de sécurité. Il a notamment annoncé la mise en place de la plainte en ligne à partir de 2023.

"Si en ligne on a des policiers formés comme dans le tchat police en ce moment c'est très bien. Il y a déjà un tchat où on a des policiers et des gendarmes qui sont formés, qui sont là 24h/24 et auprès de qui les personnes peuvent se renseigner en cas de violences sexuelles. Ils sont extrêmement performants. Ils sont formés et ne font que ça."

"Ce que nous souhaitons ce sont des policiers volontaires, formés aux questions des violences sexuelles."

Emmanuelle Piet

à franceinfo

Toutes les semaines, une dizaine de femmes "témoignent d'un accueil très moyen voire négatif" lorsqu'elles portent plainte pour viol, a expliqué Emmanuelle Piet.

La mise en place d'une instance de contrôle parlementaire des forces de l'ordre "peut aider, mais ça n'aidera jamais autant que des professionnels intéressés par la question, formés et qui ont eu sensibilité particulière à la violence sexuelle."

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