Violences faites aux femmes au sein de la Nupes : "C'est le naufrage moral de la gauche", estime Jordan Bardella

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Le président par intérim du Rassemblement national affirme que si une femme était concernée par des faits de violence au sein de son parti, elle serait incitée à porter plainte. 

Si une femme est concernée par des faits de violences au sein du Rassemblement national, "on l'incite à porter plainte devant la justice", explique mercredi 21 septembre sur franceinfo Jordan Bardella, eurodéputé RN et candidat à la présidence du Rassemblement national. Le président par intérim du parti était questionné sur ce sujet alors que La France insoumise et EELV sont secoués par des affaires de violences faites aux femmes qui mettent en cause Adrien Quatennens et Julien Bayou.

Pour Jordan Bardella, "c'est un peu le naufrage moral de la gauche. C'est la gauche ‘faites ce que je dis mais pas ce que je fais’, qui passe son temps à s'ériger en modèle de vertu, en redresseur de torts, à donner des leçons à la terre entière et qui se retrouve aujourd'hui prise dans de telles affaires", ajoute ce proche de Marine Le Pen.

Concernant la mise en place des cellules d'écoute capables d'agir au sein des partis dans de telles affaires, l'eurodéputé RN se dit en désaccord : "Je pense que ce n'est pas aux partis politiques de s'autogérer et de se faire justice eux-mêmes. Les partis politiques ne sont pas des astres à part qui se gouvernent selon des lois différentes." Jordan Bardella campe sur ses positions : "En tant que président du mouvement, si j'ai connaissance d'un tel témoignage, j'inciterais - avec la plus grande force - à ce que ce témoignage soit porté devant la justice et que la justice de notre pays fasse son travail."

"Ce n'est pas aux partis politiques ni à des commissions qui sont organisées par des gens proches des uns et des autres - puisque tout le monde se connaît - de se faire justice."

Jordan Bardella, candidat à la présidence du Rassemblement national

à franceinfo

Et le candidat à la présidence du RN poursuit en mentionnant le premier tweet posté par Jean-Luc Mélenchon dans cette affaire : "D'ailleurs, ce qui est très grave, c'est la dissimulation de la France insoumise. Quand une femme est agressée et que Jean-Luc Mélenchon apporte immédiatement son soutien à l'agresseur avec les mots 'dignité, confiance, courage, affection', c'est absolument hallucinant. Ces gens-là passent leur temps à défendre, peu importe le dossier, les agresseurs."

Une "hypocrisie absolument totale" 

Dans le cas des dossiers "Damien Abad ou Gérald Darmanin", mentionnés par Jordan Bardella, le candidat à la présidence du Rassemblement national déclare que la gauche a "appelé à la démission avant même qu'il y ait une enquête et quand on voit que ça les concerne à gauche, là il n'y a pas de problème, les gens restent en poste, ils peuvent rester co-président du groupe."

"C'est quoi la mise en retrait ?", questionne-t-il en référence aux décisions prises par la Nupes sur le sort d’Adrien Quatennens et de Julien Bayou. "Ça veut dire que monsieur Quatennens va continuer à bénéficier de son indemnité d'élu mais n'est pas contraint à aller travailler à l'Assemblée nationale ? Tout cela est d'une hypocrisie absolument totale." Et Jordan Bardella de conclure : "La gauche est en train de se prendre les pieds dans le tapis. S'il y a des violences conjugales, elles doivent être combattues et portées devant la justice, c'est en tout cas la philosophie qui est la nôtre au RN."

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