Violences conjugales : "Je ne serai jamais pardonné et c’est normal", témoigne un mari condamné

Condamné il y a un an pour violences conjugales, un homme raconte son parcours de soins.

FRANCE 2

Chaque mois, un père de famille condamné par la justice se rend dans un centre spécialisé pour travailler sur ses problèmes de violences conjugales. France Télévisions l'avait rencontré le 22 novembre 2019 près d’Arras, dans le Pas-de-Calais. Sa vie venait de basculer après une soirée beaucoup trop alcoolisé : "Je me suis engueulé avec ma femme, je lui ai infligé deux coups de poings dans la figure. Elle a appelé les gendarmes. C’est la justice qui m’a aidé parce que j’aurais pu aller plus loin", confie-t-il.

Plus d'alcool ni de stupéfiants

Aujourd’hui il a totalement arrêté de boire. De cette nuit de violences l’an dernier il explique ne garder aucun souvenir, il avait mélangé alcool et médicaments. Mais pour les médecins, la consommation d’alcool et de stupéfiants ne peut pas tout expliquer. "On ne peut pas considérer que c’est l’alcool qui est responsable du comportement violent, explique le médecin Christelle Dubocage, chef service en addictologie du groupe hospitalier Artois-Ternois-Arras. Il a peut être été un accélérateur de particules mais pas autre chose" Condamnée à deux ans avec mise à l’épreuve et une obligation de soins, sa femme ne lui a pas pardonné, explique t-il : "Je ne serai jamais pardonné, et c’est normal".

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Le numéro 3919 faisait partie des mesures mises en place par le gouvernement,en septembre 2019, lors de la présentation du Grenelle contre les violences conjugales.
Le numéro 3919 faisait partie des mesures mises en place par le gouvernement,en septembre 2019, lors de la présentation du Grenelle contre les violences conjugales. (ERIC FEFERBERG / AFP)