Vidéo Législatives : le candidat Jérôme Peyrat, condamné pour violences conjugales, est un "honnête homme", selon Stanislas Guerini

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Jérôme Peyrat est le candidat de la majorité présidentielle dans la quatrième circonscription de Dordogne malgré sa condamnation en 2020 à 3 000 euros d'amende avec sursis pour des violences conjugales sur son ex-compagne.

"C'est un honnête homme, je ne le crois pas capable de violences sur les femmes", a affirmé Stanislas Guerini, délégué général de La République en marche (LREM), mercredi 18 mai sur franceinfo, à propos de Jérôme Peyrat; Celui-ci est le candidat de la majorité présidentielle pour les élections législatives dans la quatrième circonscription de Dordogne, alors qu'il a été condamné en 2020 pour des violences sur une ancienne compagne.

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Jérôme Peyrat, ancien conseiller d'Emmanuel Macron à l'Élysée a été condamné en septembre 2020 à une amende de 3 000 euros avec sursis dans une affaire de violence envers une ex-compagne. "J'ai pris du temps pour lire les attendus [du jugement], pour comprendre, pour savoir si au fond on pouvait avoir quelqu'un qui pouvait être capable de violences volontaires, je crois et j'en suis même infiniment convaincu que ça n'a pas été le cas", assure Stanislas Guerini.

Une candidature dissidente

"Si j'avais la conviction ou même le soupçon qu'on a à faire à quelqu'un qui puisse être violent et coupable de violences sur les femmes, jamais je n'aurais accepté cette investiture-là", a-t-il insisté, alors que des militants LREM de Dordogne ont contesté publiquement cette investiture par Ensemble, et affiché leur soutien à la députée LREM sortante de cette circonscription, Jacqueline Dubois

Cette dernière a décidé de se présenter aux législatives de juin prochain même si elle n'a pas été investie par LREM."J'ai pris le temps de la réflexion et de retrouver l'énergie des commencements, et je fais mienne cette phrase d'Elisabeth Borne, rien ne doit freiner la place des femmes dans notre société", a déclaré Jacqueline Dubois au micro de France Bleu Périgord. Pour la candidate dissidente, "la candidature de Monsieur Peyrat affaiblit La République en marche, son honneur serait de se retirer. Il a fait une triple erreur : sous-estimer l'impact de sa condamnation ; la deuxième, c'est la trahison d'une amitié ; la troisième c'est de me sous-estimer."

"Il se soumettra au jugement des Français"

"Par mes propos, je ne veux jamais donner l'impression qu'on pourrait empêcher la libération de la parole des femmes, insiste Stanislas Guerini, qu'on pourrait empêcher la judiciarisation des affaires quand il y a des violences intraconjugales, et en même temps, je veux qu'on puisse regarder les choses dans leur complexité. En l'occurrence, dans cette affaire, il y a eu une dispute, deux condamnations, de part et d'autre et je crois qu'on peut respecter ça." L'ex-compagne de Jérôme Peyrat "a elle aussi été condamnée", explique-t-il. Selon France Bleu, elle a reçu des amendes de 500 et 800 euros pour des appels et SMS malveillants à Jérôme Peyrat et des proches.

"Je respecte parfaitement la décision de justice qui n'est pas une décision d'inéligibilité."

Stanislas Guerini, délégué général de LREM

à franceinfo

Jérôme Peyrat "s'est déjà représenté à une élection, a été réélu dans sa mairie au premier tour [celle La Roque-Gageac, en Dordogne], il le fera à nouveau et il se soumettra au jugement des Français, le seul qui vaille, à travers une élection", a-t-il affirmé.

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