Femme tuée à Cagnes-sur-Mer : l'IGPN saisie pour enquêter sur les conditions et les délais de l'intervention policière

Selon le parquet, des riverains témoins de l'agression avaient alerté la police mais la patrouille dépêchée sur place "n'avait trouvé aucun élément relatif" à l'agression.

Il s\'agirait alors du 100ème féminicide depuis le début de l\'année 2019, selon le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex.
Il s'agirait alors du 100ème féminicide depuis le début de l'année 2019, selon le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex. (VALERY HACHE / AFP)

La police des polices a été saisie, lundi 2 septembre, pour déterminer les "conditions d'intervention des effectifs de police" à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), où a été retrouvé, samedi 31 août, le corps d'une jeune femme rouée de coups après une dispute avec son compagnon, selon un porte parole de la Police. Selon le parquet, des riverains témoins de l'agression avaient alerté la police, mais la patrouille dépêchée sur place "n'avait trouvé aucun élément relatif" à l'agression.

Samedi à 12 heures, le corps de Salomé, rouée de coups et méconnaissable, avait été découvert dissimulé sous un tas de détritus, enroulé dans un tapis, au bout d'une impasse. Des riverains témoins de l'agression avaient alerté dans la nuit de vendredi à samedi la police.

"L'équipage se rendait rapidement sur les lieux, mais ne découvrait aucun élément relatif" à l'agression, a précisé le parquet de Grasse dans un communiqué. Interpellé dimanche midi, le compagnon de la jeune femme, dont la garde à vue a été prolongée de 24 heures, nie être "l'auteur des violences", a ajouté le parquet. "L'expertise psychiatrique à laquelle il a été soumis n'a révélé aucune pathologie mentale", ajoute le parquet qui précise que le jeune homme de 26 ans présente un casier judiciaire vierge.