Disparition de Delphine Jubillar : "Cédric Jubillar conteste les faits qui lui sont reprochés", indique son avocat

Maître Alary réagit après une conférence de presse donnée par le procureur chargé de l'affaire ce vendredi 18 juin après-midi.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Cédric Jubillar, le mari de Delphine Jubillar, lors d'une marche pour les six mois de la disparition de sa femme, à Albi (Tarn), le 12 juin 2021. (FRED SCHEIBER / AFP)

"Cédric Jubillar conteste les faits qui lui sont reprochés", a réagi sur franceinfo Me Jean-Baptiste Alary, son avocat. Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire par conjoint. Le procureur a donné une conférence de presse ce vendredi 18 juin après-midi.

"Il faut faire attention à la manière dont on dit les choses". Le procureur évoque des explications contradictoires, voire mensongères. "Je ne vois pas vraiment de quoi il s'agit." Il parle également "de présomption de crime, ce qui me heurte parce qu'en droit français la seule présomption que l'on connaisse c'est la présomption d'innocence", a expliqué Me Jean-Baptiste Alary.

Des incohérences partout dénonce l'avocat

Le soir de la disparition, selon l'enfant du couple Jubillar, il y a eu une violente dispute entre Cédric et Delphine. Deux voisines ont entendu des cris de détresse d'une femme qui provenait de la maison des Jubillar, a expliqué le procureur. "Les incohérences sont partout. Le jeune enfant du couple a été auditionné à deux reprises. Dans un premier temps il fera état d'une soirée parfaitement calme et quelque mois plus tard d'une dispute. Il y a une incohérence mais il a six ans, on ne va pas lui en vouloir."

Par ailleurs, Jean-Baptiste Alary insiste sur le fait que les cris n'ont pas été entendus dans la maison mais "à proximité. On est dans un quartier résidentiel assez dense ou les maisons sont collées les unes aux autres. On ne peut pas dire que les cris proviennent de cette maison ou d'une autre". Cédric Jubillar nie avoir eu une dispute avec sa femme.

Une garde à vue éprouvante

Le couple était en instance de "séparation, la procédure de divorce n'était pas entamée", a précisé Me Jean-Baptiste Alary. Donc, il y a des jours "où cela se passe bien et d'autres où cela se passe moins bien. Il y a des tensions parfois, des petites crises, des conflits mais pour autant le quotidien se passe plutôt bien". L'avocat reconnait toutefois qu'il y avait des disputes. "Delphine Jubillar a pu se montrer physiquement violente" avec son mari en lui donnant des gifles. "Mais la séparation était acceptée."

Le podomètre de Cédric Jubillar indique qu'il a fait très peu de pas, 40 selon le procureur, entre le moment où il a donné l'alerte et l'arrivée des gendarmes. "C'est 256. C'est étonnant parce que ce n'est pas le même chiffre qui a été évoqué lors des gardes à vue. Là aussi c'est une incohérence ?", interroge l'avocat.

Cédric Jubillar a été placé sous mandat de dépôt. "La garde à vue a été éprouvante parce qu'extrêmement dense. Les auditions ont été d'une longueur assez extraordinaire, nous finissions à des heures indécentes. C'est la stratégie de l'usure physique et psychologique mais cela n'a pas fonctionné. Il est resté sur la même ligne de défense du début à la fin."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Violences faites aux femmes

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.