“Des mesures qui marquent une volonté d’accélérer la réponse judiciaire”

Selon Dominique Verdeilhan, chroniqueur judiciaire pour France 2, les mesures annoncées par Edouard Philippe pourraient répondre à des besoins sur le terrain.

France 2

"La plupart de ces mesures existent déjà, mais leur application était insuffisante”, estime Dominique Verdeilhan, chroniqueur judiciaire pour France 2. Ainsi, s’il est inscrit dans la loi depuis 2017, le bracelet électronique d’éloignement n’a jamais été utilisé a priori car il ne pouvait être porté qu’en cas de condamnation de l’agresseur. Dans la même veine, le dispositif Téléphone Grave Danger a bien été deployé partout en France depuis 2015 -870 sur le territoire- mais “deux tiers sont restés dans les placards, en raison d‘une gestion trop administrative”, décrit le journaliste.

Une meilleure réponse du corps judiciaire

Ces mesures et cette communication tentent surtout “de faire changer les mentalités, de provoquer une prise de conscience au début de la chaîne pénale”, continue Dominique Verdeilhan. Meilleur accueil dans les commissariats, dans les gendarmeries et les hôpitaux, création de chambres d’urgence dans les tribunaux… “Ces mesures étaient nécessaires, à l’image de ce qui a été mis en place en Espagne”, conclut l’éditorialiste.

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Dossiers sur un bureau au tribunal de Bonn, le 20 mars 20103 (illustration)
Dossiers sur un bureau au tribunal de Bonn, le 20 mars 20103 (illustration) (PATRIK STOLLARZ / AFP)