Bayonne : un viol élucidé douze ans après grâce à l'ADN

Deux hommes soupçonnés d'avoir violé et roué de coups une femme aux abords d'une discothèque de Bayonne en 2009 ont été mis en examen. 

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Un kit de prélèvement biologique pour relever l'ADN par prelevement buccal. (MAXPPP)

Ce sont deux pères de famille. Deux hommes soupçonnés d'avoir violé et roué de coups une femme aux abords d'une discothèque de Bayonne en 2009 ont été mis en examen douze ans après les faits, une affaire récemment élucidée grâce à un rapprochement d'ADN, a rapporté jeudi 1er avril la police judiciaire.

Ces deux hommes ont été mis en examen en début de semaine des chefs de viols et de violences en réunion ayant entraîné une infirmité permanente. L'un a été placé en détention provisoire et l'autre incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat différé devant le juge des libertés et de la détention.

"Une douzaine de fractures" au visage

Cette nuit-là, le 3 octobre 2009, la jeune femme, alors âgée d'une quarantaine d'années, avait été abordée par deux hommes, alcoolisés, à proximité de la discothèque dont elle avait été refoulée. Les videurs venaient de faire usage de gaz lacrymogène pour disperser un attroupement.

"Elle était incommodée, et ils lui ont proposé de la ramener chez elle", a relaté à l'AFP le commissaire-divisionnaire Stéphane Lapeyre, chef de l'antenne de Bayonne de la PJ. Elle avait en réalité été conduite à l'abri des regards, sur les bords de la rivière proche, la Nive, où violée et rouée de coups, elle avait été laissée "inconsciente pendant près de deux heures". Son visage portait trace d'"une douzaine de fractures", selon le commissaire Stéphane Lapeyre.

"Les auteurs ne sont pas à l'abri d'être identifiés"

Pendant des années, de nombreuses auditions et investigations techniques - vidéoprotection, prélèvements - sont diligentées, sans rien donner. Mais l'affaire rebondit il y a quelques mois lorsque l'aîné des deux hommes est placé en garde à vue dans une affaire de violences intra-familiales. Son ADN est prélevé et saisi dans le fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Et, surprise, il correspond avec des traces génétiques "non résolues", celles relevées douze ans plus tôt sur la victime.

Ce dénouement "montre que des années après (...), les auteurs ne sont pas à l'abri d'être identifiés par les services de police et de justice et que les victimes, restées longtemps dans le silence et l'ignorance, ont enfin une source d'espoir", a souligné le procureur de Bayonne Jérôme Bourrier.

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