13h15, France 2

VIDEO. Mai-68. De retour d'Afghanistan, le Premier ministre Georges Pompidou joue la carte de l'apaisement

Le Premier ministre Georges Pompidou est en voyage officiel en Iran quand les événements de mai 1968 éclatent à Paris. De retour en France, le normalien, major de l’agrégation de lettres et ancien professeur de lycée, fait une allocution d'apaisement plutôt que d'affrontement… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 15 avril.

Quand les premières manifestations étudiantes éclatent en mai 1968 au Quartier latin, à Paris, le Premier ministre Georges Pompidou (14 avril 1962-10 juillet 1968) est à l’étranger avec son épouse. Le chef du gouvernement entame alors un voyage officiel en Iran avant de se rendre en Afghanistan.

"On ne recevait les nouvelles que par un téléphone encore hasardeux, racontera plus tard Claude Pompidou. Mon mari attendait avec impatience que le Général le rappelle en France." Mai-68 explose comme une bombe. Personne ne s’y attendait...

"J’ai décidé que la Sorbonne serait librement rouverte"

La manière forte a conduit au désastre. Georges Pompidou, normalien, major de l’agrégation de lettres et ancien professeur de lycée, arrive à convaincre le président de la République Charles de Gaulle qu’il faut jouer l’apaisement plutôt que l'affrontement.

"J’ai décidé que la Sorbonne serait librement rouverte à partir de lundi [13 mai], déclare le Premier ministre, de retour à Paris le samedi au soir. A partir de lundi également, la cour d’appel pourra, conformément à la loi, statuer sur les demandes de libération des étudiants condamnés." De l’avis de tous, Georges Pompidou a géré la crise… et de Gaulle ne l’a pas comprise.

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