"Le véganisme est dangereux" : pro et anti se prennent le chou par tribunes interposées dans "Libération"

Dimanche, le quotidien a publié un texte écrit par des opposants à ce mode d'alimentation. Lundi, des partisans du véganisme répondent à cet article, toujours dans les colonnes du journal.

Une manifestion est organisée à l\'occasion de la journée mondiale végane, à Paris, le 1er novembre 2017.
Une manifestion est organisée à l'occasion de la journée mondiale végane, à Paris, le 1er novembre 2017. (SERGE TENANI / CROWDSPARK / AFP)

Bataille de tribunes sur le véganisme dans Libération. Dimanche 18 mars, le politologue Paul Ariès, le journaliste Fréderic Denhez et la sociologue Jocelyne Porcher ont publié un texte titré "Pourquoi les végans ont tout faux". Ils y dénoncent la "propagande végane" et le "mauvais coup que porte le véganisme à notre mode de vie, à l’agriculture, à nos relations aux animaux".

Dans un long texte, Paul Ariès, Fréderic Denhez et Jocelyne Porcher citent plusieurs arguments donnés par les végans pour défendre leur mode d'alimentation. Les trois signataires évoquent notamment le fait que le "véganisme va nous sauver de la famine". Ce à quoi ils répondent : "Il n’existe plus de famines liées à un manque de ressources." Ils parlent aussi de l'aspect écologique. "Les animaux et leurs éleveurs sont les premiers aménageurs du territoire", défendent-ils. Avant de conclure : "Le véganisme est dangereux."

"Clichés, mensonges et archaïsmes"

Une tribune qui n'est pas restée sans réponse. Lundi 19 mars, le militant Aymeric Caron a décidé de répliquer, une fois de plus dans Libération. "Réunir en si peu de lignes tous les clichés, mensonges et archaïsmes est un exploit qui mérite d’être salué", écrit-il. "Le meilleur passage de votre tribune concerne le sort des animaux d’élevage", ajoute Aymeric Caron après avoir répondu aux arguments de ses adversaires. "Il faut une sacrée mauvaise foi pour oser affirmer que les vaches, les cochons ou les poulets que nous envoyons à l’abattoir ont les mêmes 'intérêts' que nous dans la relation que nous leur imposons et qu’ils se satisfont de leur sort", dénonce-t-il.