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Paris : un deuxième homme placé en garde à vue après la mort d'une octogénaire, la piste du meurtre antisémite étudiée

Une enquête de flagrance pour meurtre a été ouverte. "L'enquête fait état d'éléments ne relevant pas d'un caractère antisémite" mais "cette piste n'est pas écartée et doit être encore approfondie", a indiqué le Service de protection de la communauté juive.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le corps de l'octogénaire a été retrouvé vendredi 23 mars 2018 au soir dans son appartement de l'avenue Philippe-Auguste, dans le 11e arrondissement de Paris. (GOOGLE MAPS)

Un deuxième homme a été placé en garde à vue dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 mars, dans l'enquête pour homicide volontaire ouverte après la mort d'une femme de 85 ans de confession juive. L'octogénaire a été retrouvée vendredi dans l'incendie de son appartement du 11e arrondissement de Paris, a appris franceinfo de source judiciaire. Un homme de 29 ans avait déjà été interpellé samedi et placé en garde à vue.

Les premières constatations sur les lieux de l'incendie, survenu vendredi vers 18h30, ont conduit les policiers à s'orienter rapidement vers une piste criminelle. Deux départs de feu ont été constatés par les secours dans l'appartement où la victime vivait seule. Selon une source judiciaire, une enquête de flagrance pour meurtre a été ouverte le jour même et confiée aux policiers du 2e district de police judiciaire (DPJ).

Traces de coups de couteau

Le lendemain, les enquêteurs ont placé en garde à vue un suspect, né en 1989, a précisé cette source. Selon une source proche du dossier, une première autopsie a permis de révéler l'existence de traces de coups de couteau sur le corps de la victime. Le mobile du meurtre est pour l'heure inconnu. Interrogé dimanche, le parquet de Paris "n'écarte aucune hypothèse".

Cette femme, Mireille K., était "de confession juive", a souligné dimanche soir dans un communiqué le Service de protection de la communauté juive (SPCJ). C'était "une rescapée de la rafle du Vel d'Hiv" en juillet 1942, a précisé sur sa page Facebook le député UDI Meyer Habib, après s'être entretenu avec l'un des fils de la victime. "L'enquête fait état d'éléments ne relevant pas d'un caractère antisémite, toutefois cette piste n'est pas écartée à date et doit être encore approfondie", a indiqué le SPCJ, le service de sécurité communautaire, qui œuvre en lien étroit avec la police.

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