Le Téléthon, confiné à cause du Covid-19, se réinvente pour sa 34e édition

Du fait de la pandémie, le Téléthon est privé de nombreuses animations bénévoles qui le symbolisent. Il s'en remet aux téléspectateurs et aux internautes pour faire grimper son compteur ce week-end.

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France Télévisions
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Le lancement du Téléthon en 2019.  (GILLES GUSTINE / FRANCE TELEVISIONS)

La 34e édition du Téléthon se tient du vendredi 4 décembre à tard dans la nuit de samedi à dimanche. Elle se déploiera sur les chaînes de France Télévisions et sur internet. Durant ce marathon, de nombreux artistes et invités se retrouveront autour de Matt Pokora (parrain de l'événement cette année), Sophie Davant, Nagui et des animateurs et journalistes de France Télévisions.

A cause du Covid-19, le Téléthon est privé de nombreuses animations bénévoles qui le symbolisent. Il s'en remet aux téléspectateurs et aux internautes pour faire grimper son compteur ce week-end.

La présidente de l'organisation AFM-Téléthon, Laurence Tiennot-Herment, espère que les collectes sur le terrain se reporteront sur les promesses de dons par téléphone (3637), par internet (telethon.fr) ou via les "challenges numériques" organisés en ligne.

Par ailleurs, l’AFM-Téléthon et Stars solidaires (les organisateurs de la tombola de soutien aux soignants qui avaient levé près de 2 millions d'euros pendant le premier confinement) se sont associés pour lancer "la grande tombola du Téléthon", une première. L’opération est une occasion pour le grand public d’acquérir une expérience unique, un objet d’exception ou une œuvre d’art de grande valeur (jusqu’à 62 000 €), tout en aidant une belle cause, celle des enfants handicapés.

A gagner : une photographie collector de JR, une sculpture de Richard Orlinski, un rôle de figurant dans le prochain film de Frédéric Beigbeder, une visite privée du château de Chambord par Stéphane Bern ou encore une master class d’échecs avec le champion de France. 

Le Généthon fête ses 30 ans

A l’heure où la pandémie de Covid-19 occupe tous les esprits, le combat contre les maladies rares ne doit surtout pas être délaissé. Les recherches impulsées et soutenues par l’AFM-Téléthon se transforment aujourd’hui en médicaments, et bouleversent le destin de familles concernées par des maladies rares jusqu’alors considérées comme incurables.

Malgré ce contexte particulier, le Téléthon fête cette année un anniversaire important : les 30 ans de Généthon, le laboratoire de pointe que ce marathon caritatif a permis de financer.

Inauguré le 8 décembre 1990, il est à l'origine de plusieurs avancées dans la thérapie génique, qui consiste à introduire du matériel génétique dans des cellules pour soigner une maladie.

Il a publié les premières cartes du génome humain dans les années 1990. L'an dernier, le premier médicament issu de recherchées menées au Généthon a obtenu une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis, avant le Japon et l'Europe cette année. Ce traitement, le Zolgensma (laboratoire Novartis), permet de traiter l'amyotrophie spinale, maladie neuromusculaire qui condamnait les bébés à une mort précoce.

Sur onze gènes-médicaments aujourd'hui homologués dans le monde, "quatre sont directement issus de nos recherches ou de nos financements" et cinq y sont indirectement liés, selon l'AFM-Téléthon.

"On nous disait que c'était impossible de guérir nos maladies et beaucoup étaient sceptiques sur la thérapie génique", se souvient Laurence Tiennot-Herment. "Contre vents et marées, on a investi massivement dans une voie dont on voit aujourd'hui les résultats avec émotion, parce que ce sont des enfants qu'on sauve et des parents qui pleurent de joie."

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