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SOS Médecins en grève pour 24h

SOS Médecins est en grève ce dimanche, à partir de 8h et pendant 24h. L'association conteste le projet de loi Santé de Marisol Touraine et son projet de tiers payant généralisé et dénonce les risques que représente la suppression des médecins de nuit.
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Radio France
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 (L'association s'alarme de la suppression du médecin de garde entre minuit et 8h du matin décidée par les Agences régionales de Santé en Lorraine et dans le Nord Pas de Calais © Maxppp)

Après un premier mouvement de grève en décembre, SOS Médecins remet le couvert aujourd'hui à partir de 8h et pendant 24h. L'association, qui regroupe plus d'un millier de praticiens, dénonce le projet de loi santé de Marysol Touraine. Elle s'alarme de la suppression du médecin de garde entre minuit et 8h du matin décidée par les Agences régionales de Santé en Lorraine et dans le Nord Pas de Calais, et craint que la mesure se généralise. Les patients seraient alors obligés de s'orienter vers les urgences... souvent surchargées.

Grèves à répétition

Pour le président de SOS Médecins en Haute Garonne, Docteur Cyrille Chaugne, l'objectif de cette grève est de relancer le mouvement de contestation des médecins, dont l'impact a été limité par les réquisitions. "Il s’agit , explique-t-il, d’un déni de la réalité par Marisol Touraine ! Et devant ce déni, nous allons durcir notre mouvement : faire des grèves à répétition, annoncer nos préavis au dernier moment, dans le but de rendre plus difficile l’organisation des soins. Nous avons toujours le souci de ne pas pénaliser les patients lors de nos mouvements de grève, mais l’autisme de la ministre nous réduit à cette extrémité. "

"Marisol Touraine est dans le déni de réalité" - C.Chaugne
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Un système trop coûteux ?

Simon Kieffer est directeur de l'accès à la santé et des soins de proximité à l'ARS, l'Agence régionale de santé, en Lorraine. Là-bas, la suppression des heures de nuit est déjà mise en place : il n’y a donc plus de médecin de garde la nuit pour les patients qui habitent à proximité d’un hôpital. Une révision du système nécessaire selon lui : "On parle là, pour le secteur des Vosges, de moins d’un acte en nuit profonde en semaine. Il fallait donc réviser le système, qui n’était plus optimal et trop couteux. Ce nouveau système nous permet d’économiser près d’un million et demi d’euros, qui a été alloué à des dispositifs de prévention et d’accès aux soins ."

"Le système n'était plus adapté à la réalité du faible nombre d'intervetions" - Simon Kieffer (ARS)
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