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SOS Amitié ne peut répondre qu'à un appel sur quatre

La fédération souhaite ouvrir en septembre 2015 un huitième centre en région parisienne, pour répondre à 10 000 appels supplémentaires.

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France Télévisions
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SOS Amitié espère ouvrir, en septembre 2015, un huitième centre d'écoute en région parisienne. (CHRISTOPHE LEHENAFF / AFP)

Le téléphone n'en finit pas de sonner, mais parfois, personne ne décroche. La fédération SOS Amitié, qui lutte contre la solitude, le mal-être et prévient le suicide, ne peut répondre qu'à un appel sur quatre malgré ses 1 600 "écoutants", tous bénévoles, mobilisés 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

2,5 millions de personnes appellent chaque année

"C'est plus de 2,5 millions de personnes qui essayent de nous joindre chaque année, et imaginez la démarche de nous appeler, quand on va mal", explique Maxime Bonin, président de SOS Amitié Ile-de-France. Sur tous ces coups de fil, "nous avons pris 676 000 appels en 2013".

Au bout de la ligne, les "écoutants", souvent des retraités, se relaient pour assurer chacun 46 tranches de quatre heures de permanence dans l'année, dans l'un des 50 postes d'appels en France. Leur objectif est de prévenir le suicide "à travers une écoute anonyme, bienveillante et sans conseils".

Bientôt un huitième centre en région parisienne

Pour "répondre à 10 000 appels supplémentaires" par an, SOS Amitié souhaite ouvrir en septembre 2015 un huitième centre en région parisienne. Des étudiants de l'ISCPA, une école de journalisme, communication et production audiovisuelle, vont tenter de lever 30 000 euros pour y parvenir : cette somme correspond au paiement du loyer sur un an, à l'abonnement téléphonique, au recrutement et à la formation des écoutants, entre autres coûts.

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