Sivens : une action symbolique et vigilante de zadistes

Une trentaine de zadistes ont nettoyé pendant deux heures lundi le site du Tarn où Rémi Fraisse est mort le 26 octobre. Une opération pour montrer aussi leur opposition au projet, même modifié.

(A Sivens ce lundi, des zadistes sont venus nettoyer le site et montrer leur vigilance face au projet même remanié © Radio France / Stéphane Iglésis)

Les zadistes sont arrivés sur le site de Sivens vers 7h lundi. Deux heures après, ils étaient repoussés de quelques centaines de mètres par les gendarmes, qui veulent empêcher toute réinstallation durable, sur un lieu toujours sensible.

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Une vigilance de part et d'autre 

L’opération de nettoyage menée par des zadistes ce matin a été brièvement menée sur le lieu des cabanes détruites, en mars dernier, "le jour même de l'expulsion"  rappelle un manifestant présent près de la forêt de Sivens. Ce zadiste, Eric Petetin, n'a pas apprécié la présence des gendarmes.

"On a dépollué un petit endroit de nature et on s’est fait jeter par les gendarmes après deux heures de travail" : Eric Petetin , un zadiste présent à Sivens lundi
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Des clous et divers débris ont été ramassés pour éviter des blessures aux vaches qui viendront paître sur la zone auparavant occupée par les zadistes. Le dispositif des forces de l’ordre n’était pas de grande ampleur lundi et aucun incident n’a été relevé. Le site étant en permanence gardé, les gendarmes ont très vite repéré l’arrivée des zadistes. Le directeur de cabinet du préfet du Tarn, Yves Mathis, prévient qu’il n’est pas question de tolérer une réoccupation du site par les opposants.

"Il ne s’agit pas de permettre une réinstallation sur place" : Yves Mathis, directeur de cabinet du préfet du Tarn
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Les militants demandent à présent au conseil départemental du Tarn, la nouvelle dénomination du conseil général, le feu vert pour organiser un grand chantier de nettoyage. Les zadistes restent aussi opposés au projet de retenue d’eau même s’il a été réduit de moitié.