Un conducteur français sur trois téléphone au volant

Selon le baromètre Axa, c'est deux fois plus qu'il y a dix ans. Parmi eux, un conducteur sur cinq consulte et envoie des SMS en voiture.

Parmi les conducteurs qui utilisent leur téléphone au volant, un sur cinq reconnaît même consulter ou envoyer des SMS.
Parmi les conducteurs qui utilisent leur téléphone au volant, un sur cinq reconnaît même consulter ou envoyer des SMS. (FREDERIC CIROU / ALTOPRESS / AFP)

C'est le "point noir" de cette étude sur la sécurité routière en France. Les Français utilisent deux fois plus leur portable au volant qu'il y a dix ans, selon le baromètre annuel Axa Prévention, à paraître mardi 29 avril. Selon cette étude, "34% des conducteurs reconnaissent téléphoner au volant" à la fin 2013.

Parmi ceux-ci, "42% n'utilisent pas de kit mains libres" et un conducteur sur cinq "s'autorise même la consultation ou l'envoi de SMS au volant". L'usage du téléphone est particulièrement répandu chez les 18-25 ans. Plus de la moitié d'entre eux (57%) déclarent téléphoner au volant, contre un tiers chez l'ensemble des automobilistes.

Les mauvais comportements persistent

D'autres comportements à risque sont en hausse, comme la conduite en état de fatigue : 30% des conducteurs admettent conduire quatre à cinq heures d'affilée sans s'arrêter (la Prévention routière conseille de s'arrêter toutes les deux heures). En ville, "les mauvais comportements persistent" entre 2004 et 2014, avec un automobiliste sur deux qui reconnaît rouler "à plus de 65 km/h" (au lieu de 50 km/h) et trois sur quatre qui ne s'arrêtent pas systématiquement à un feu orange.

L'enquête note néanmoins quelques progrès en matière de vitesse et d'alcool. La part des conducteurs qui disent rouler à plus de 170 km/h sur autoroute est passée de trois sur dix à deux sur dix en dix ans. Et les Français sont deux fois moins nombreux à prendre le volant après avoir bu quatre à cinq verres d'alcool, soit 6%.

 

 

Cette enquête menée par l'institut TNS Sofres pour Axa Prévention a été réalisée du 12 au 24 décembre 2013 auprès d'un échantillon national représentatif de 1 200 automobilistes et d'un échantillon complémentaire de 350 jeunes conducteurs (18-25 ans).