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Sécurité routière : "Les accidents liés à la somnolence connaissent un pic entre 6 heures et 8 heures du matin"

Selon le directeur général de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes, invité jeudi sur franceinfo, l'alcool, les drogues et les médicaments provoquant la somnolence ont été parmi les principales causes d'accidents mortels en 2018.

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Radio France
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L'aurotoute A55 en janvier 2018, à Marseille. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

À la veille d'un nouveau week-end de départs en vacances, l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (ASFA) appelle à la plus grande prudence alors qu'elle publie vendredi son bilan annuel. L'alcool, les drogues et les médicaments provoquant la somnolence ont été parmi les principales causes d'accidents mortels en 2018. Le directeur général de l'ASFA Christophe Boutin était invité sur franceinfo ce vendredi. "En croyant éviter un pic de départ, vous risquez de mettre en péril la sécurité de vos voyageurs" a-t-il expliqué.

La vitesse n'est pas le facteur principal des accidents mortels sur les autoroutes, qui sont des infrastructures cinq fois plus sûres que les autres réseaux. Elles sont conçues pour pardonner.

Christophe Boutin

à franceinfo

"Quand on fait la moyenne sur plusieurs années, c'est plutôt la somnolence qui reste le principal facteur", explique le directeur général de l'ASFA. "On constate que les accidents liés à la consommation de drogues, d'alcool ou de médicaments qui engendrent de la somnolence sont en remontée depuis deux ans", ajoute-t-il.

Pic de somnolence entre 6 h et 8 h

Christophe Boutin explique que partir tôt le matin ou tard le soir pour éviter les bouchons n'est pas une bonne idée. "Nos études montrent que les accidents liés à la somnolence connaissent un pic particulièrement entre 6 heures et 8 heures du matin, poursuit Christophe Boutin. Si vous êtes habituellement en train de dormir, la plus forte probabilité est que vous soyez tenté de succomber au sommeil en ayant décalé votre réveil. En croyant éviter un pic de départ, vous risquez de mettre en péril la sécurité de vos voyageurs". Le directeur général ajoute qu'il "faut prendre conscience du danger créé par ces usages. À 130 km/h, si quelque chose se passe, les conséquences peuvent être dramatiques".

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